vendredi, 04 mars 2011
Barbalala ne dort pas...
...non, elle tergiverse.
Elle a le coeur qui bat, la tête qui tournoit.
Le petit vélo a du mal à s'arrêter. Mais elle est vivante, ça fait longtemps qu'elle ne c'était pas sentie comme ça !
ça perturbe une peu son quotidien mais ça fait aussi du bien.
Elle a de nouveau le cerveau qui se met en marche pour penser à des choses constructives. Elle a envie de construire, de bâtir, de grandir. Elle a moins peur de la vie (enfin, moins peur qu'elle s'arrête cette vie surtout !).
Une impasse au boulot vient de se dégager, ça va pouvoir avancer.
Elle a senti son coeur être encore capable de s'affoler.
Elle se sent à nouveau ouverte à l'autre.
Ouf, je suis toujours là !
Peut-être ai-je tourné la page du cancer ?
Ce serait une bonne nouvelle, ça !!!!
23:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 27 février 2011
A Tom
Laisser du temps, laisser passer la folie des sentiments, voir s'ils tiennent le choc.
Le choc de l'absence, de l'indisponibilité, de la distance. Reprendre ses esprits, reprendre le fil de sa vie.
Tenter de vivre comme avant tout en gardant en tête qu'il est là, qu'il existe.
Savoir tisser des liens dans la sérénité.
Laisser cette tempête se calmer, régler les autres tumultes de nos vies et abattre les murailles qui se dressent entre nous.
Ok, c'est ça que je vais essayer.
Je te suis, je fais la moitié du chemin.
Va savoir où il va nous mener ... ?
19:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 27 janvier 2011
J'y croi----yais
Bin oui j'me disais, ouais maintenant, à notre âge, on a des enfants, une vie construite .... on est des adultes quoi, on doit être capable de vivre une nouvelle histoire de façon plus franche, plus claire, sans jouer les adolescents tordus.
Et bien, il semble que non.
J'ai pas le cœur à déballer des faits aujourd'hui mais voilà, je me demande si je vais réussir à avoir un jour une histoire d'amour sans caos dès le départ ...
Y en a marre des mecs qui viennent vous chercher, qui fondent littéralement pour vous, qui vous cherchent, qui vous séduisent et puis, d'un coup, flippent complètement leur race et se débinent, se cachent, ont peur...
Moi aussi j'ai eu peur quand tu t'es approché, jte l'ai dit, t'as entendu et compris et j'ai géré !! Pourquoi ne pas être capable d'en faire autant. Y a un défaut de fabrication sur les mecs ????
Je sais, je donne l'impression de me faire draguer sans arrêt et embobiner par des tas de Casanovas. Mais en fait, depuis 5 ans, c seulement le 2ème qui me fait ce genre de plan. Mais c aussi le 2ème pour qui j'arrive à dépasser mes peurs pour aller vers lui.
Bon, rien est complètement mort avec celui ci mais là, je doute grave !!!
07:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 15 novembre 2010
Ta mère...
Hier soir, après l'histoire du soir...petite discussion avec mon filston.
A propos de Noêl. Plusieurs fois, nous évoquons son père. Et lorsque je parle de son père je lui dis "Papa".
Au bout d'un moment, une question lui vient : "Pourquoi, papa, quand il parle de toi, il dit "ta mère" ? Toi tu dis "papa", lui quand y dit "ta mère", j'ai l'impression qu'il dit un gros mot..."
Ouha ! Je m'y attendais pas à celle-là.
Pourquoi suis-je un gros mot ? Pourquoi après 5 ans de séparation d'un commun accord me déteste-t-il encore ? Mon fils est dérangé par ça.
Je lui ai dit de demander à son père pourquoi il faisait ça, qu'on verrait bien sa réaction...
A suivre...
Est-ce une façon d'exprimer pour mon ex le fait qu'il estime s'être trompé avec moi ?
Dire "ta mère" lui permet certainement de poser le fait que je suis "la mère" de ces enfants qu'il accueille dans sa vie pendant les vacances. Cela lui évite certainement d'être conscient que je suis la maman de ses enfants. Il veut oublier, mais, justement quand on fait des enfants avec quelqu'un, on ne peut pas oublier...J'ai fait mon deuil d'un bon père pour mes enfants en 2009, il m'a fallut 4 ans, beaucoup plus longtemps que pour faire le deuil de cet amour perdu. Pourquoi n'arrive-t-il pas à faire ce deuil ? A passer à autre chose ? On pourrait tout simplement ne pas mettre nos enfants entre des histoires de couple peut-être mal digérées. Ce sont de veilles histoires tout ça...pas besoin de ruminer, il faut passer à autre chose, éviter de polluer nos enfants avec des restes même inconscients d'une histoire ratée, de tournants mal négociés...
Les pères sauront-ils un jour être vraiment responsables de leurs enfants, même sur le plan moral ?
Lui, il faudrait qu'il y arrive car il va être père à nouveau.
13:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 18 septembre 2010
De retour mais combien de temps ?
Et bin voui, je sais, j'en ai mis du temps à revenir donner des news.
Vous avez certainement dû vous demander pourquoi je n'écrivais rien, que m'était-il arrivé ?
Comme ma dernière note l'expliqué, après une opération où on m'a enlevé la moitié de la tyroïde, ils se sont apperçus qu'il y avait des cellules cancéreuses à l'intérieur. Et, oui, 8 jours après donc, je suis repassée sur le billard. Là, ils m'ont retiré toute la tyroïde. Je suis donc maintenant sous influence d'hormones de synthèse dont le dosage a du être ajusté pendant de longs mois. Il semble qu là ça aille à peu près de ce point de vu là. Côté cancer, en octobre 2009, j'avais fait une cure à l'iode radioactive pour supprimer toute trace de cellules tyroïdienne. Les derniers résultats sanguins ne montre rien de mauvaise augure et la semaine prochaine, je dois faire une échographie pour voir si tout est OK. Espéront que tout ça n'est qu'un mauvais souvenir.
Mauvais souvenir, parenthèse pas enchantée, oui. Mais j'ai pris ça comme un signal, qui me disait : "Attention, ta vie comme elle est, c'est trop pour une seule personne". Oui, c'est vrai.
J'ai depuis plusieurs mois émis le voeux de faire des changements. Côté boulot, j'en fait toujours plus et encore et encore. Je suis dans une spirale infernale. Côté maman solo, je tente d'assurer au mieux un quotidien correcte à mes enfants. Je rate parfois mon coup car beaucoup de fatigue et pour s'occuper d'enfants c'est pas simple à conjuguer.
J'ai quand même entre tout ça pris le temps de prospecter pour trouver un poste équivalent au mien dans ma région natale, Bordeaux. Des hameçons sont lancés, quelques poissons mordent mais ce n'est pas encore le moment de mouliner. Pour moi ça parait long mais les administrations on des mécanismes lents et quand on est fonctionnaire, on doit prendre son mal en patience. Ici, j'ai peu d'espoir de trouver un équilibre. Pas assez de disponibilité pour m'occuper vraiment de moi, pas assez d'argent pour m'installer dans un lieu qui m'apportera de la sérénité, pas assez de famille autour, pas de qualité de vie correcte dans cette région surpeuplée et sur voltée... Bref, à Bordeaux, les enfants auront leur père à côté et pourront le voir plus facilement et moi, plus de respirations. Alors, je tente pour l'instant de tenir le coup en rêvant à des jours meilleurs.
Aujourd'hui je me suis surprise à rêvasser autour de mes souvenirs de petite fille. Oui, entre mes 4 et 10 ans. Une époque sans pré-occupations lourdes, sans responsabilités et une relation avec ceux que j'aime d'une simplicité déconcertante. Quand on est grand, tout semble devenir plus compliqué, même les sentiments que l'on éprouve et la façon dont on les ressent. J'ai des images heureuses qui remontent de plein fouet, mais pourquoi me rendent-elles triste ? Parce que je vois ça comme perdu ?
Certainement. De ma petite enfance à ma séparation, j'ai toujours vécu "à fond". Avec bien sur des hauts et des bas comme tout le monde mais globalement beaucoup d'énergie et de positivisme. Après ma séparation, l'espoir ne m'a pas quitté. L'espoir de me reconstruire, celui de réussir professionnellement, celui de renouer avec l'Amour...Me reconstruire, je l'ai fait pas certains côtés mais je ne suis pas certaine que la tâche soit accomplie. Professionnellement, oui, j'ai réussi à me prouver que je pouvais avoir un rôle important au sein d'une institution, dans un domaine choisi et qui me plaît. Cet état de fait est très souvent compliqué à gérer avec mes responsabilités de maman et les rêves d'enfance que je projette pour mes enfants. Je suis déçue de ne pas leur offrir l'enfance que j'aurai aimé qu'ils aient. ça me rend extrêmement triste. Eux savent déjà que les doux rêves ne sont que des illusions...est-ce bien juste de vivre cette enfance dans cette perspective ?
Côté "Amour", franchement je suis désolée de m'avouer que je ne pense même plus que ce soit possible. ça fait plus de 2 ans que je vis sans avoir une quelconque réelle attirance pour autrui. C'est la première fois de ma vie que je ne nourrie par de sentiments pour quelqu'un ou que je ne souhaite pas en nourrir. Et ça c'est bien le plus désolant de tout.
C'est comme si, seule, bin je m'y étais résignée...Du coup, c'est l'espoir que j'ai perdu. Ce sentiment qui m'a nourri toute ma vie, je l'ai perdu. Je suis plutôt résignée à "arranger" les choses plutôt que de mettre en oeuvre des projets dans lesquels je placerai tous mes espoirs...
Peut-être un petit peu de déprime en ce mois de rentrée des classes et de fin de vacances.
16:10 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 26 juillet 2009
Des nouvelles du front
Bon, quelques nouvelles...
Je me suis faite opérée de la thyroïde la semaine dernière. En fait ils ont enlevé mon nodule et la moitié de l'organe du même coup.
Ensuite...analyse du nodule : arf, y a des cellules cancéreuses.
Donc je repars dès demain à la clinique pour qu'ils m'enlève la thyroïde entière.
Ensuite suivra une cure d'iode radioactive d'ici un mois/un mois et demi.
La suite à suivre.
J'ai eu du mal à encaisser, je vais tenter de vivre ça au jour le jour en essayant de pas trop stresser : parait-il que c'est le moins pire des cancers !
En parallèle, je vais essayer de trouver une maison à acheter pour m'installer mieux dans la région parisienne sauf si d'un couop de folie, je décide de repartir en Gironde !
On verra bien, l'angle de vue de la vie va certainement changer pour moi vu le contexte...
10:39 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cancer, thyroïde
mardi, 02 juin 2009
Retournement ?
Ça faisait longtemps que je j'étais pas tombée du lit à 4h du mat !
Ok, j'me suis couchée à 9h et demi hier soir...mais justement en ayant l'objectif de faire une grande nuit reposante !
6 heure de sommeil, c'est une grande nuit ça ???
Bon, il semble que je sois actuellement en "trop plein".
Trop plein de quoi ?
De soucis et de boulot.
Va falloir que je me remette à penser à moi et à retrouver du temps pour révasser.
C'est pour ça que je profite de cette insomnie pour venir écrire ici, ça participe à mon équilibre.
Si je suis la ligne boulot que me fixent mes supérieurs : je ne fais plus que penser à ça. Même plus de temps de cerveau disponible pour les enfants. C'est vrai que s'oublier dans la masse de responsabilités professionnelles c'est parfois pratique. Cette année, entre ma maman malade, mon nodule thyroïdien non identifié et le père de mes enfants qui me fait de plus en plus de problèmes, parfois j'ai tendance à m'oublier au boulot.
Et bien c'est mal !! Très mal !!
Je dois cesser ça tout de suite, changer de boulot s'il le faut, s'ils n'entendent pas, au dessus de moi, que ce qu'ils demandent, c'est trop pour une seule personne !
De toute façon, je veux penser à moi. A ce manque affectif que je porte tous les jours.
Loin de mes proches, de mes amis...pas d'amoureux, ça commence à être vraiment trop lourd.
Je dois me pencher sur mon cas.
Ce sont de belles résolutions de milieu d'année...pourvu que je m'y tienne...
J'ai mis mon CV en ligne, histoire de pouvoir le diffuser rapidement et facilement. On ne sait jamais une opportunité de boulot sur Bordeaux pourrait toujours se présenter...Je vais d'ailleurs travailler la question avec une amie qui est coach DRH.
En route pour une prospection vers le sud-ouest, je crois que mon équilibre se trouve là-bas, pas en région parisienne.
Ici, le valeur la plus importante c'est le boulot, la reconnaissance sociale qu'il apporte.
Pour moi, c'est important de ne pas s'ennuyer au travail, d'être valoriser dans ce que l'ont fait mais PAS de se tuer à petit feu à la tâche.
Donc je dois retourner cette situation à mon avantage, s'il le faut cela passera par un retour au pays !!
05:02 Publié dans Le boulot…, Môa !, Mon départ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, responsabilité, divorce, temps
mardi, 14 avril 2009
Très lontemps mais rien ou presque de nouveau...
Depuis octobre, je n'ai pas posé un mot ici. En fait je dis dans le titre qu'il ne s'est rien passé, ce n'est pas tout à fait vrai.
Ma thyroïde ? Bin j'ai fait une deuxième cytoponction car la première ne permettait pas de se prononcer sur la gravité de ce nodule...et bin la deuxième non plus !!! Résultat, je dois me faire enlever la moitier de l'organe pour pouvoir analyser correctement la sphère suspecte. Je vais donc faire ça l'été qui vient...une cicatrice dans le cou, une anestésie générale et 95 % de chance que ce soit bénin. ça ne m'enchante pas mais je n'ai vraiment pas le choix.
Je suis plus calme vis à vis de tout ça. Simplement parce que ma maman, elle, a un vrai cancer, du sein...Il a été pris à temps semble-t-il, mais on est au tout début du traitement...à suivre.
Sinon, une chose a beaucoup changé depuis ma dernière note, c'est le boulot. Me voici propulsée depuis novembre à la tête du service dans lequel je travaille. Tout cela m'a beaucoup chamboulé, j'ai dû m'adapter à ces nouvelles fonctions, à l'encadrement de personnel... je commence à piger le truc. Je veux être une bonne chef, celle qui permet de travailler dans de bonnes conditions et qui ne harcèle pas, contrairement à la furie qui nous servait de chef avant.
Je suis PLUSQUEBOOKEE donc, entre les enfants, le travail et les soucis de santé...je gère, les rêves passent un petit peu au second plan, j'espère qu'ils reviendront.
Un bien le bonjour à vous qui lisez encore ... vous ne devez plus être très nombreux !
10:19 Publié dans Le boulot…, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 12 octobre 2008
Peur au ventre
Merci à ceux qui me lisent et qui réagissent. Parce que ce que je dis ici en ce moment, j'arrive pas à le dire vraiment ailleurs.
En fait, je suis pétée de trouille. Ces résultats d'analyses qui vont mettre du temps à tomber m'angoissent au point d'avoir vraiment des sales hypothèses qui se profilent dans ma tête.
Je suis pétrie par cette peur de devoir affonter cette maladie qu'on ne nomme pas la plupart du temps. Je sais que ça n'arrive pas qu'aux autres. Alors comment faire si le pire arrive ?
Et si si le pire du pire m'empêchait de voir grandir mes enfants. Si cette vie que j'ai voulue faire évoluer s'arrêtait brusquement sans que j'ai eu le temps de reconstruire quoi que ce soit ?
Souvent je me suis dit que quand je serai vieille, j'aimerai me retourner et me dire que j'avais fait de bons choix tout au long de ma vie. Et si ce moment n'arrivait pas ?
Je sais que je ne dois pas dramatiser, mais ici je livre ça car justement le reste du temps je ne dramatise rien. Je dois bien exulter quelque part.
Mais bon sang, c'est lourd à porter.
22:05 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cancer, thyroïde
Cytoponction et angoisses
Une salle d’attente. Des gens assis dans tous les coins. La secrétaire ou les médecins qui tour à tour appellent nos noms. J’attends et j’observe. Ici, la plupart des examens pratiqués permettent de savoir si vous avez un cancer. Les gens qui attendent sont particulièrement anxieux. J’attends. J’attends pour une cytoponction dans cette boule qui s’est logée dans mon cou, il y a quelques temps. Il y a paraît-il 5% de chance que ce soit malin.
Les gens dans la salle d’attente sont souvent à deux, un père et sa fille, un vieux couple, un couple multicolore autour de la quarantaine, deux jeunes adultes. Evidement moi j’y suis allée seule. Je voyais pas pourquoi j’aurai besoin d’être accompagnée pour ça. En plus il paraît que ça fait pas mal…alors. En même temps je vois pas trop qui aurait pu venir avec moi. Mes amis proches sont soit loin, soit trop occupés, je leur ai pas demandé de toute façon. Ma mère, elle est à plus de 600 km. J’ai pas d’amoureux.
Ça y est on m’appelle. Merde, je viens de prendre un verre de café. Bon : poubelle, tant pis. Pour une fois qu’ils sont à l’heure dans ce genre de trucs. Le médecin : plutôt sympa et pédagogue. Il tente quelques blagues pour détendre l’atmosphère. M’explique en gros comment la ponction va se dérouler. Une écho pour contrôle, puis l’anatomopathologiste va arriver pour qu’il vérifie le prélèvement (sous écho aussi). Me voilà allongée sur la table d’examen. Il fait sa première écho. Elle confirme la présence de ce nodule suspect dans ma thyroïde, il fait presque 3 cm, une taille inquiétante.
L’autre médecin arrive. Ils discutent un peu tous les deux. C’est à ce moment que mon esprit divague. Et si… Et si, je faisais partie de ces 5%. Comment je vais faire ? Comment je vais assurer pour les enfants et le boulot ? Les larmes montent, je les retiens. Pas la peine de montrer ça à des étrangers. Il s’en foutent de toute façon. Là je me rends compte que vraiment je suis seule pour tout.
le médecin va commencer la ponction. Parfois il faut s’y reprendre à deux ou trois fois…pas plus, c’est trop douloureux au delà. Il badigeonne mon cou de bétadine, positionne son échographe. Je ne vois rien. Au bruit je sais qu’il ouvre une aiguille. Attention, je commence. Oui l’aiguille est fine elle ne fait presque pas mal, il fait des allers-retours dans le nodule. Ça pique un peu, mais ça va. Il retire l’angin, passe le prélèvement à l’anatomo qui l’observe sous microscope. Là, je sens que ça tire fort dans le cou. Conclusion de l’observation : pas assez de cellules pour le diagnostique. On est reparti pour une deuxième ponction. Re-échographe en position, re-bruit du plastique stérile qui enveloppe la nouvelle aiguille…ailleuheu, là ça fait sérieusement mal. Mêmes allers-retours qui cette fois sont plus longs et douloureux. On retire l’aiguille, on observe. Le médecin me demande si j’ai eu mal. Il avait vu mes grimaces. Je réponds que oui. Que j’en voudrais pas une troisième. Il m’avoue que la deuxième aiguille était plus grosse…Là, j’ai bien mal. Il espère que l’autre médecin va avoir suffisamment de matière pour travailler. Une bonne dizaine de minutes de suspense, et oui, c’est bon, il y a ce qu’il faut. Je dois maintenant aller attendre dans la salle à côté pour le compte-rendu de l’écho. Les résultats du prélèvement : dans 2 ou 3 semaines.
J’attends encore, j’observe encore. Les couples sont encore là. Un qui prend la main de sa compagne et lui caresse gentiment. Un vieux monsieur qui arrive avec sa femme et qui l’aide à retirer son manteau. D’autres qui se parlent doucement, ils se soutiennent ça se voit. Tout ça est assez lourd pour moi. J’ai mal, je dois attendre, je suis seule. J’aurais bien aimé une épaule, juste une épaule accueillante. Mais j’ai pas ça. Je comprends pas pourquoi c’est si rare. Certains doivent dire de moi : c’est une fille autonome avec un tantinet d’admiration et un sous entendu : elle n’a besoin de rien ni de personne. Oh, comme ils se trompent. J’assume mes responsabilités, c’est vrai. J’assure pour deux, oui c’est vrai mais simplement parce que j’y suis obligée. Ce n’est pas un choix. Je fais peur à beaucoup d’hommes parce qu’ils pensent qu’ils n’ont rien à m’apporter. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui se dépatouille dans sa vie matérielle, avec ses enfants, n’aurait plus besoin de rien. Est-ce qu’un homme se sent réellement valorisé lorsqu’on lui demande de monter un meuble ou de changer une roue ? Moi ce que je demande à un homme, si je tiens à lui c’est de l’amour, de l’affection, de l’attention. Mais c’est sûrement trop, encore.
De toute façon, pour les résultats de cette ponction, je serai probablement seule. On est tous seuls dans la vie y paraît…
09:45 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : peurs, thyroïde, amour, solitude
mardi, 16 septembre 2008
Nouveau tournant
Et bien, voilà, mon départ de Bordeaux pour une nouvelle vie et un super nouveau boulot en région parisienne porte ses fruits.
Partie pour un CDD d'un an avec mes deux enfants sous le bras, obtenu un CDD de 2 ans (chose extraordinaire dans l'institution qui m'emploi) en suivant.
Je viens de passer un concours que j'ai réussi !!! Je garde donc mon boulot passionnant, au même endroit avec les même collègues et la bonne ambiance sauf que dès le 1er décembre prochain, je serai fonctionnaire !
Un peu de relâchement dans ma tête, plus l'angoisse de ne pas savoir si mon job va s'arrêter ou pas au bout d'un contrat et à priori, plus jamais un pied à l'ANPE.
Woua, je vais pouvoir commencer à faire des projets sur un terme un peu plus long, et aussi rêver à pleins de choses sans avoir le couperet du "oui mais si..." au dessus de ma tête.
Et aussi, je sais que si j'ai envie de redescendre à Bordeaux, près de ma famille et de mes amis les plus anciens...alors je pourrais programmer ça en sachant que je ne perdrai pas mon salaire, que je ne retournerai pas dans une situation totalement incertaine. Bref, je pourrais changer d'institution, incurver ma carrière vers de nouvelles missions mais en sachant que mes fins de mois seront régulières.
Il y a quelques mois, je ne voulais pas passer ce concours car le fonctionnariat m'effayait gravement (peur d'être enfermée dans un système) mais je m'apperçois que je me suis offert la tranquillité, qui, pour une maman solo de deux enfants, finalement n'est pas du luxe !
Voilà, côté pro tout va bien donc ! Mes enfants sont en pleine forme et vivent leur vie comme des petits loulous adorables qui progressent chaque jours un peu plus.
RAS côté amour...on peut pas tout avoir en même temps !!
Côté santé : toujours un nodule dans la tyroïde, qui sera analysé courant octobre. On verra bien !
21:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, concours, choix de vie
mardi, 22 juillet 2008
Avec ou sans
C'est étrange à quel point d'un jour à l'autre, les idées varies du blanc au noir.
Un jour, je suis comme oppressée par mes pensées, je m'asticotte, je me triture.
Je m'acuse de tout ce qui ne tourne pas rond dans ma vie.
Evidemment ce qui ne tourne pas rond dans ma vie c'est surtout le côté cœur.
Prennez par exemple mon dernier amoureux, je me disais jusqu'à il y a quelques jours qu'en fait, je n'avais pas dû agir ou être "comme il aurait fallu" pour le garder. Alors qu'il ne m'a fait aucun reproche. Il m'a même expliqué qu'il n'était pas bien, qu'il gérait mal sa vie, que tout le problème venait de lui (entre nous). Je ne suis pas complètement dupe de mes nouvelles pensées mais tout de même, c'est peut-être vrai que je ne dois pas me jeter entièrement la pierre pour l'échec de cette relation.
Je n'ai pas entendu ce qu'il disait, je me suis tout de suite culpabilisé. Genre : je suis pas assez comme ci ou comme ça...Une trace de l'absence de mon père dans ma vie certainement. Sentiment de ne pas être suffisement bien pour qu'on m'aime.
Un autre jour,je vais bien...je ne sais pas l'expliquer. Aujourd'hui, je suis dans un état plutôt harmonieux avec moi même et ça reste un mystère.
Pourquoi nos états d'âmes vont et viennent sans prévenir. Pourquoi certains jours on a l'impression de trainer un boulet et le lendemain on se sens léger ? Et ces jours là, on a le sentiment que ça durera toujours ce bienêtre. Pourtant le jour d'après ou quelques semaine/mois plus tard, le négatif refait surface. Et il faut retravailler sur soit pour le faire fuir.
Un équilibre, c'est ça le bienêtre...par définition, c'est instable. Mais que sont les soutients qui le permettent ? Où les trouver à coup sur ?
Je suis bien dans le vague ce soir, c'est que j'aimerai tellement restée en équilibre. Bien posée sur la vie.
Ce serait bien...ce serait reposant, j'aimerai ça.
23:24 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bien être, bonheur, équilibre
vendredi, 18 juillet 2008
Voili, voilà !
Les enfants sont en vacances avec leur père. Deux semaines presque...déjà.
Et que fais-je moi ? Je prends mon temps, je bouine, je bricole, je travaille aussi accessoirement.
Mais surtout, j'ai le temps de me pencher sur mon cas...et qu'ais-je fais ? J'ai repris contact avec mon dernier amoureux.
Il le garde lui aussi le contact, enfin, par mail et seulement si on n'aborde pas la thématique affective !
Une partie du temps j'arrête pas de me dire que nous c'était bien. C'est vrai qu'il me manque et j'avais trouvé avec lui des choses dans la relation amoureuse que je ne connaissais pas auparavant. Donc ces choses là, comme je les trouve précieuses donc elles me manquent vraiment beaucoup.
Une autre partie du temps, quand je vois qu'il est encore empétré dans ces voyages professionnels, les décalages horaires...(il le reconnait lui même), je sens bien qu'il n'est pas prêt à me revoir. Et là, je me dis...pourquoi perdre du temps avec lui ?
C'est là que j'en suis.
Le souci c'est que je ne croise personne d'autre qui me plait et que parfois je me dis que la vie est courte et que c'est vraiment dommage de pas vivre ça à deux, au moins pour certains moments.
Et puis voilà qu'une tuile me tombe dessus !
J'ai une grosseur, dans le cou. Analyses sanguines, échographie = nodule thyroïdien...D'autres examens à faire pour savoir quelle est la nature de ce nodule. Je reste dans le suspens encore un certain temps on dirait.
Mais c'est vrai ça, ma vie était pas assez compliquée, j'avais vraiment besoin de ça, môa !!
Enfin, ça me rassure pas du tout, mais j'en suis pas encore à la phase de panique !
Par contre ça fait un moment que je suis assez fatiguée...au moins je peut y trouver une raison. Cci explique cela.
Je vais pas me laisser abattre, pas de panique.
Je suis plus préoccupée par ma vie amoureuse que par ma santé tant que je ne connais pas les tenants et les aboutissants.
Par contre je vais aussi tenter d'écrire plus souvent ici parce que depuis que j'ai repris le contac avec qui vous savez...mes insomnies sont revenues.
Pourquoi ?
Parce que je ne peux pas lui dire tout ce que je voudrais mais parfois ça me tourne tellement dans la tête que je ne m'endords pas !
Autant venir partager ici mes états d'âme, j'arriverai peut-être à mieux dormir ;-)
Ha ! Au fait deux bonnes nouvelles :
Mes enfants vont très bien.
Et je passe un courcours qui devrait me permettre d'être titulaire de mon poste : j'ai passé la première phase...reste mon oral en septembre.
Chouette ça au moins : une perspective de grande stabilité professionnelle.
Et vous ça va ?
23:02 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 juin 2008
Là je suis bien
Vous savez quoi ?
Bin, moi ça va.
En fait, voilà, j'ai repris ma vie de maman solo qui, après ses enfants, aime son taff.
Il est parti mon amoureux et le secret espoir de la reconstruction avec.
Mais je me suis apperçue, en fait, que déjà je me reconstruis bien seule. Que d'avoir quelqu'un, ce quelqu'un en tout cas, c'était sympa mais ça a bien chamboulé ma vie celle des enfants. Finalement, soit ce n'était pas la bonne personne, le bon moment, soit je suis mieux seule. Je ne sais pas.
En tout cas, je suis plus apaisée maintenant.
Parfois, je me demande comment il va mais j'ai peur de reprendre contact avec lui. Peur que ça me chamboule à nouveau.
C'est ça que j'ai détesté dans cette relation : être chamboulée. Me poser trop de questions, être anxieuse.
Là je suis bien, je profite de mes enfants, de ce que me donne la vie et c'est ça le plus important.
Vous croyez pas ?
21:32 Publié dans Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sérinité, amour, maman solo
jeudi, 10 avril 2008
De la tristesse...
Bin, voilà, hier j'ai tout arrêté avec mon amoureux.
Il sait plus où il en est. Il n'arrive plus à prendre du temps pour nous. Sa vie est compliquée, il a peur de s'attacher et il fuiyait tout en me demandant de rester, de l'attendre, d'attendre qu'il aille mieux.
J'ai un peu attendu mais sans aucune preuve de sa capacité à agir face à mon désarois dans cette situation, j'ai très mal vécu ça.
Mes enfants l'ont senti. A tel point, qu'eux non plus, n'allaient pas bien du tout.
Alors hier, j'ai tranché, j'ai dit stop. J'ai pleuré, je pleure encore mais je suis soulagée d'avoir enfin pris une décision. Certe une décision pour me protéger mais au moins, je n'ai plus de question à me poser : viendra-t-il me voir, vendra-t-il pas, me donnera-t-il des nouvelles ou pas, fera-t-il autre chose que me dire qu'il veut rester avec moi mais sans me voir pendant un certain temps...Je n'ai pas supporté.
Maintenant je ne sais pas non plus comment je vais gérer ma tristesse.
Car notre relation avant qu'il flippe et fasse l'autruche, c'était un trésor. Une perle rare, de l'or en barre. Mais bon, il semble que le bien fasse ressortir chez lui le potentiel de soufrance qui peut émerger de l'attachement...il ne gère pas ça lui. Surtout dans sa vie compliquée.
Je suis triste, triste, mais en vie.
J'ai plus qu'à m'occuper de moi et ça ira sûrement mieux, un jour.
21:23 Publié dans Le ciment sous les plaines | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : séparation, amour, tristesse



