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vendredi, 27 avril 2007

Connard.

Ha la la !! Qu'est-ce que j'ai pas fait le jour où je me suis mariée. Je le crois pas, comment peut-on se tromper à ce point là ?
Je ne le supporte plus, cet espèce de rat qui me donne 90 euros par mois par enfants pour assumer ses responsabilités de père. Qui me donne des ordres au téléphone comme si j'étais sa chose.

Je me tiens correctement depuis notre séparation, je fais pas de vagues. Je pense aux enfants. J'attends que nous soyons divorcés tellement je sais qu'il peut avoir des réactions stupides, égocentriques, impromptues et violentes. Là je commence à perdre patience. J'assume tout. J'ai trouvé un boulot bien payé, qui correspond à mes compétences. J'ai dû quitter ma région natale pour la région parisienne. Tout ça pour assumer mes gosses. Je suis seule, jamais de pauses réelle, jamais de temps pour MOI rien que moi. Tout ça pour lire dans la lettre d'un avocat, que mon départ en région parisienne, n'est qu'un choix de vie de ma part et que cela justifie le fait que la pension alimentaire soit augmentée.

Et que monsieur qui n'a pas travaillé depuis 2 ans et 1/2, se contente avec sa belle d'un 55 m2 (payé par mademoiselle) et que moi j'ai un 90 m2 "plus que confortable pour un adulte seul et deux enfants".  Tous les arguments sont bons pour me faire dire : on a fait des enfants, moi je vis ma deuxième vie avec quelqu'un d'autre, alors assume les gosses et moi je les prends pour les vacances et les bons moments.

Il a le beau rôle, moi je trime (heureusement j'adore mon boulot), je m'occupe des enfants, je paye, je fais aussi le gendarme, je dors peu, j'ai très peu de vie en dehors de mes enfants.... et voilà, les juges m'accordent que des droits à ces père et ne leur impose pas de devoirs.

Bref, personne pour lui dire : alors qu'est-ce t'attend pour bosser, t'as des gosses quand même !! Arrête de vivre aux crochets de ta meuf et bouge ton cul !

Non, personne ne lui dit ça !

Alors il se permet d'être incorrect avec moi, le connard !! 

mercredi, 25 avril 2007

Arrachage de tête

Et voilà, la semaine dernière avec mon sevrage de Julien, j'ai fais n'importe quoi. J'ai passé ma semaine à l'agresser à chaque fois qu'on se parlait au téléphone (et vu qu'on bosse ensemble...). Cette agressivité en fait elle m'était plutôt destinée. Je voulais me sortir ce mec de la tête alors j'ai "tapé" dessus, puisque je ne peux pas ne pas le voir. Bon, mon petit jeu a continué jusqu'à s'qu'il me dise que "ouille, ça fait mal quand t'es comme ça !!". Ouhaou. Là j'me suis calmée, et j'ai pris le temps de lui expliqué. Lui dire que pour moi c'était dur d'essayer de l'oublier (en tant qu'objet de désir) alors que 4 fois par jour j'ai une piqûre de rappel !
Bref, j'ai fini par lui dire que je voulais vraiment pas qu'on se fâche, que je tenais aussi à son amitié.

Mais ce dont je n'avais pas conscience durant les 15 derniers jours c'est que j'étais réellement très perturbée. a un point dont je n'avais pas conscience. En tout cas cette forte perturbation je l'ai entièrement projetée sur Julien. Or une bonne partie de mes angoisses n'avaient rien avoir avec lui. En fait quelque jours avant les vacances scolaires, j'ai reçu une lettre de l'avocat de mon ex.
Cette lettre je l'ai lu une fois, elle m'a mise hors de moi. Et puis je l'ai posée dans un coin avec la ferme intention d'y répondre point par point. Je suis partie une semaine à Bordeaux, j'ai laissé les enfants à leur père pour 15 jours, et puis je suis retournée à Cergy, au boulot et dans mon histoire avec Julien. En bref, cette lettre, je l'ai occultée même si j'avais toujours en tête d'y répondre.

Au bout d'un certain temps, j'étais à la fois très troublée par l'intensité de l'angoisse que me provoquait le rejet amoureux de Julien et le manque énorme que je ressentais à cause de l'absence de mes enfants. J'ai finalement décidé 4 jours avant que les enfants ne reviennent, de commencé à répondre à cette lettre. Je m'y suis mise une heure et demi un soir en rentrant du boulot. Résultat, j'ai écrit 3 pages juste en répondant à un tier de la lettre. Cette lettre est ignoble et vraiment bourrée d'arguments mesquins et de mauvaise fois pour justifier le fait que Monsieur le père de mes enfants ne veux pas lâcher 3 sous pour subvenir aux besoins de ses chérubins. J'essaierai de parler de cette lettre dans une autre note. Bon, en tout cas dès le jour où j'ai commencé à répondre à cette lettre, j'ai commencé à faire des cauchemars.

Jusqu'à ce que je retrouve mes deux amours dimanche, mes nuits ont été hantée de rêves affreux où je les perdais dans Paris, je n'arrivais pas à les prendre en charge ou à les protéger à certains moments pour finir par le plus horrible : ils se tuaient avec leur père dans un accident de voiture en revenant de leurs vacances.

Comme on peut le relever, j'étais dans un état profond d'angoisse, mais d'angoisses enfouies bien au fond de ma tête. Et moi, qu'est-ce que j'ai fait, j'ai tout projeté sur Julien. Finalement vendredi dernier, je lui ai fais un plan complètement nul où je craiquait complètement, je lui disait que je ne savais pas comment gérer notre taff commun et mes sentiments....berf je lui ai fais un peu peur je crois et mis très mal alaise. Suis vraiment nulle !!

Depuis que j'ai récupéré mes loulous, je vais mieux, j'ai vu Julien hier et ça allait mieux. Mais lui par contre était un peu sur la réserve. Enfin quand même avec tout ça parfois, j'aimerai bien qu'on m'arrache la tête, ça m'éviterai de penser !!!! 

samedi, 14 avril 2007

Lutte contre moi-même

Arf ! C'est dur. Depuis hier soir, je lutte pour ne pas téléphoner à Julien. J'ai choisi de me protéger, je dois être forte. J'ai bien sentie qu'il était contrarié et maintenant je m'inquiète pour lui. Je suis vraiment trop empathique envers les gens que j'aime. Depuis ce matin j'ai un peu la nausée rien que de penser que je ne vais plus partager mes pensées avec lui (juste le boulot, c'est ça que je me suis fixé comme objectif).

Mais bordel que c'est dur ! Qu'il me manque alors que je ne le connais presque pas. Seulement un mois...c'est peu mais j'ai plus échangé avec lui qu'avec beaucoup d'autres personnes (sauf mes amis proches hein !). Notre dernière conversation (4h au tel) a été le lieu d'échanges de points de vues sur le couple, l'amour, nos désirs de vie à travers ses thèmes... A 25 ans, ils se posent des questions surprenantes pour son âge, des bonnes questions. Genre, est-il possible qu'un couple dure tout en réalisant les désirs, besoins et envies de chaque individu du couple ? La passion du début qui est si agréable, est-elle vouée toujours à disparaitre quelque soit le couple ?

Les réponses à ces questions, je commence à les avoir. Je ne crois pas en l'amour avec un grand A pour la vie. En tout cas pas à celui qu'on nous sert dans l'imaginaire collectif de notre société : il se marièrent et eurent beaucoup d'enfants... Car justement c'est là que ça devient difficile, quand la durée s'installe. Je suis persuadée qu'un couple peut durer longtemps, à condition que chaque protagoniste n'y perde pas son essence. Que les choix de l'un soit respecté de l'autre. Mais que ces choix n'entravent pas l'autre. Le couple à long terme, je crois est une construction. Qui, si elle commence par une passion au début n'en est que plus solide. Mais dans tous les cas, il est nécessaire de ne pas se laisser porter sans réfléchir, sans échanger, sans communiquer sur ses désirs de vie, d'avenir ou de présent.
Il faut garder son âme, laisser l'autre se construire, s'enrichir, prendre ses virages...on n'est est que plus fier au fil des ans. Ma meilleure cop's a vue l'autre jour un théma (ARTE) sur le couple. Un philosophe ou psychologue a donner une métaphore pour décrire le couple. Selon lui c'est un tabouret à 4 pieds. Ces pieds, piliers du couple sont, la confiance, la communication, la sexualité et l'admiration. Pour lui dès qu'un de ces piliers manque, le couple devient bancale et peut sombré à tout moment. Il faut donc savoir entretenir ces 4 forces du couple pour qu'il dure.
Je suis assez d'accord avec ce concept du couple. Je me sens mure maintenant pour essayer de construire sur ce modèle. Aujourd'hui ce qui me terrifie, c'est que le temps passe. Oui je profite de cette période de célibat pour m'améliorer, m'aimer mieux, construire enfin une vie professionnelle qui me porte intellectuellement et matériellement. Me cultiver, profiter de mes enfants qui sont le centre de ma vie. Mais ce temps qui passe centré sur mes problématique me donne souvent à penser que dans ce même temps je n'aime pas, je n'admire pas quelqu'un avec qui je partage de l'amour. J'ai peur que si trop de temps passe, d'une part que je sois trop vieiile (ha les bonnes peurs classiques !) mais aussi que je sois tellement terrifiée que je n'en aurais plus le courage.

Bref en ce moment je vie, je profite du bien être que m'apporte ma nouvelle situation de vie (séparée, nouveau boulot, nouvelle région, excitation de la nouveauté...) mais j'ai toujours dans un petit coin de ma tête cette envie de partage avec un amoureux. Amoureux que je souhaite respecter avant tout pour l'aimer d'avantage encore.

vendredi, 13 avril 2007

La paumée, le retour !

Bon, me revoilà, presque un mois d'absence et pleins de choses à raconter suite à ce fameux repas avec ce jeune homme rencontré il y a peu de temps. Il se nomme Julien. Donc comme je le supposais il est plus jeune que moi, il a 25 ans (10 ans de moins que moi pour ceux qui suivent). Notre premier repas n'a fait que confirmé que nous nous entendons à merveille, que l'on se plait. Nous avons été troublés très vite l'un par l'autre, on se l'ai dit très vite aussi. Et là vous vous dites, YES ! ça a l'air bien partie cette histoire. Et bin non, il y a un MAIS, bien sur, y a toujours un MAIS ! En l'occurrence, il s'agit de sa copine. Et, oui, il n'est pas libre. 4 ans qu'ils sont ensembles. Il ne veut pas la quitter. Il a été très perturbé par notre rencontre mais il fait le choix de grader sa stabilité. L'autre MAIS c'est que non seulement nous travaillons beaucoup ensemble mais en plus nous nous appelons sans arrêt, on mange souvent ensemble, on est toujours dans la séduction... Moi je suis sérieusement attachée à lui (depuis presque le début d'ailleurs). Assez vite, je lui ai dit qu'il valait mieux que nous évitions d'entretenir des relations perso car je sentais que j'allais souffrir. La première fois que j'ai pris cette décision, je lui en ai parlé et il était très contrarié. Et moi triste comme une pierre. Il souhaite que nous continuions à nous voir (il m'appelle les soirs où sa cop's est absente, et puis souvent dans la journée, des mails, textos..). De mon côté, j'ai tenté d'être la super copine et mettre mes sentiments et désirs de côtés mais je n'en suis pas capable.
Cette semaine je suis rentrée à Bordeaux en me disant que c'était le début du sevrage. Résultat, j'ai craqué et nous nous sommes téléphoné le lundi de pâques. 4 heures d'une conversation merveilleuse, nos questions sur le couple, l'amour, tout ce recoupe. Comme à chaque discussion que nous avons quelque soit le sujet. Nous sommes tous les deux complètement d'accord pour dire que notre complicité si rapide est hallucinante et bizarre. Mais dans tous les cas, lui ne change pas d'avis. Même si nous nous sommes tombés dans les bras presque dès le début, il disait "non, c'est une connerie, il faut pas ...", même s'il dit avoir besoin de mon contact, être attiré par moi...il ne franchira pas le pas, il en est sur. Donc, il ne laisse même pas l'once d'un espoir pour un "nous". Nous devions passer la soirée  d'aujourd'hui ensemble mais j'ai annulé.  Suite à cette annulation, le mail en réponse était très laconique (genre "ok") et après lui avoir demandé par texto, s'il ne m'en voulait pas pour ce soir il a renvoyé seulement un "non". J'ai annulé car je suis sure que cette soirée aurait surement été catastrophique pour mon moral. Plus je passe du temps avec lui et plus nous nous rapprochons, plus je m'attache à lui. A quoi bon, si cela ne mène à rien. Maintenant je suis triste. Lui est surement contrarié.

Ma meilleure copine me dit que je dois être forte. Que ce détachement sera difficile mais qu'il est nécessaire, que ça ira mieux plus tard. Mon super Gordon, dit que je dois suivre mes envies mais que je ne peux pas prendre les décisions à sa place. Moi je suis un peu perdue. Car de toute façon, je vais le voir dans mon taff, nous avons pleins de projets professionnels communs. Je sais pas si je serais assez forte pour rester pro et détachée face à lui. Si je ne le voyais plus, ce serait plus simple mais là... Le plus dur aussi, c'est qu'il est attaché à moi et qu'il ne m'a rien fait de mal réellement, même s'il n'est pas clair entre ses ressentis et ses choix.

Je vais essayer quand même la méthode du sevrage car j'ai peur de ne pas me relever si je continue à le côtoyer. Comme me l'a dit une très bonne copine, je suis ferrée, comme un poisson innocent ! A moi de me détacher de cet hameçon.

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