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lundi, 28 mai 2007

LA question du Week-end !

Comment faire pour aller à l'encontre de l'avis professionnel du mec qui vous plait, en contredisant la parole qu'il a porté auprès de votre super boss ?

Cette question a animé toutes mes réflexions du WE. Oui, Julien travaille pour une institution ultrapolitisée dont en plus il ne partage pas la sensibilité. Mais bien obligé, il doit suivre une certaine ligne voir adopter une certaine langue de bois vis à vis du grand chef de l'institution dans laquelle je bosse.
Donc, après avoir beaucoup bossé ensemble sur un évènement qu'il pilotait, je suis un peu déçu du résultat avéré de l'évènement. Beaucoup de travail pour une efficacité  peu concluante selon mes objectifs. Objectifs qui ne sont pas les même que ceux de l'institution de Julien. Je rentre pas dans les détails mais ce qui me pose problème, c'est que je me dois d'être fidèle aux intérêts de mon institution dont je partage la sensibilité. Donc me voilà dans l'obligation de faire un bilan de l'évènement qui va à l'encontre de ce que dois dire Julien.

Je l'ai fait sans le mettre en cause mais plutôt en mettant en cause son institution. Mais à un moment ou à un autre il pourrait en être contrarié. Je l'ai envoyé aujourd'hui mon rapport à mon super boss. Il en a été super content, à jugé mes remarques lucides et pertinentes. Il pense que nous devrons adapter notre implication dans le fameux évènement (qui a lieu chaque année) en fonction de l'analyse que j'en ai fait. Donc il y aura du changement pour Julien qui sera certainement obligé de prendre une charge de travail supplémentaire pour aller dans le sens de ces remarques.

Voilà, j'ai fait mon taff comme je l'entend, espérons que cela ne provoquera pas de spasmes trop importants dans ma relation privée avec Julien. De toutes façon, moi ce que j'essai de faire à long terme, c'est de lui permettre un éventuel changement d'institution de la sienne vers la mienne dont il partage également la sensibilité et la vocation. Politique, stratégie et vie privée, voilà suis en plein dedans. Tout ça est bien nouveau pour moi, j'apprend, j'apprend. 

C'est nouveau mais passionnant. Plus ça va et plus l'ambition grandie en moi. Ambition au bon sens du terme. Envie d'avancer, de comprendre mieux le jeu politique. Savoir faire avancer une stratégie en laquelle je crois sans trahir mes convictions et mon éthique. Je ne cherche pas le pouvoir, je cherche l'action efficace pour renforcer l'image et les moyens de ceux qui travaillent dans la même institution que moi.

Oui je sais, je parle boulot, c'est un peu chiant mais c'est une grosse partie de ma vie que je partage pas souvent avec vous. Pour ceux que j'ai profondément ennuyé, je m'en excuse... 

jeudi, 24 mai 2007

Lecteur demande, lecteur obtient

Voilà des nouvelles...enfin.

Je sais j'ai délaissé le blog quelques jours (semaines ?). Je suis aver bookée au boulot. Enfin la réalisation d'un évènement préparé depuis plusieurs mois. Mais qui dit évènement, dit courrir partout, rentrer tard, gérer la garde des enfants...se vautrer sur le canapé le soir avant de sombré dans son lit.

Avec cet évènement, que j'ai longuement préparé avec le fameux Julien que j'affectionne tant, j'ai passé la quasi totalité de la semaine avec ce jeune homme qui me plait, qui me faire rire, m'apprécie lui aussi. Nous sommes depuis environ 1 mois et 1/2 dans le registre de l'amitié. Mais avec ce contact quasi permanent cette semaine, ça commence à être dur pour moi. Mes pensées sont souvent tournées vers lui. Il est toujours heureux de passer du temps avec moi. Mais voilà, je n'ai pas, nous n'avons plus abordé le sujet des sentiments qui existent entre nous. Il me complimente sur mon aparence lors d'une soirée habillée, il dit "hum, tu devrais t'habiller comme ça tous les jours." Il espère être un de mes intimes. Oui, il pourait l'être, mais plus qu'il ne le souhaite je crois. En fait, je ne sais pas où il en est. Je n'ose plus lui parler de mes sentiments, peur d'être lourde. Donc je ne sais pas si les siens ont évolués.

Mais toujours la même question se pose pour moi. Il a 25 ans, moi 35. J'ai déjà des enfants, lui non...et il en veut. Je ne sais pas c'que ça ferait si on passait à l'acte. Serait-ce une aventure qui risquerait de gacher une amitié et peut-être une collaboration professionnelle. Ou bien serait-ce la solution pour que tout simplement je puisse passer à autre chose. Je ne sais pas.

Il est très attaché à moi, c'est clair. Je le suis à lui aussi. Ces derniers temps je le sens très sensible aux remarques que je peux faire sur lui, de façon humoristique souvent mais même comme ça parfois il est facilement touché. Qui aime bien chatie bien (gentiment et tendrement pour ma part).

J'avoue que je suis larguée car, c'est la première fois que je réussi à être amis avec quelqu'un qui me plait. Parfois je gère bien cette amitié. Et parfois, en ce moment, mes sentiments ressurgissent et se renforcent. Et le pire c'est que nous avons encore d'autres projets pro ensemble. On va se voir quasi tous les jours du mois de juin...qu'est-ce que je vais faire ? Je n'ai pas envie de retomber dans le malaise que j'ai ressenti au début de notre rencontre. Je ne mangais plus, j'avais des insomnies... ça je ne veux pas, c'est trop déstabilisant dans ma vie à haute responsabilités de maman seule.

Ce que je voudrais pourtant tout simplement c'est son soutien, son affection, ses carresses, ses baisers...et lui rendre la pareille.
Mais ça, je ne l'ai pas.

Je ne sais pas quoi faire.

Voilà c'était mes news.

PS: au boulot, ça va carrément trop super bien !!!

mardi, 08 mai 2007

Suis un vrai boulet !

Comme Léna mon ex-blonde préférée qui est devenue ma châtain préférée, je suis un vrai boulet mais pas pour les même raisons. Là, j'ai pas le moral. J'arrête pas de me dire que la vie est injuste. Ce matin, mes enfants ont dialogué avec leur père via la webcam. Ils ont parlé aussi avec leur belle mère qu'ils adorent (mieux vaut ça que le contraire). Et ça ça m'a foutue en l'air. Les voilà tous les 4 webcam interposée à rigoler à ce faire des blagues. Leur père super détendu, les enfants super heureux...Et moi, moi je rame entre mon boulot, l'organisation à gérer toute seule, à ne pas avoir d'amoureux pour me faire rire et me supporter.

J'étais là-bas dans ma chambre entrain de pleurer toute seule et eux 4 à rigoler comme des malades. Parce que monsieur leur père lui n'assume rien à part les jeux, les vacances, il a le beau rôle. Parfois je me dis que je vais lui donner les enfants et que je les prendrait seulement pour les bons moments moi aussi ! C'est dur cette vie, je sais pas si je vais tenir longtemps loin de tous les miens (en Aquitaine).

Attention, le coin où je suis installée est vraiment très chouette, c'est pas la question. Ce qui est dur, c'est d'avoir à tout assumer tout le temps. Ensuite il ne me reste que peu d'énergie pour les bons moments avec mes enfants. Et là je culpabilise. Je me dis "quelle mère je leur offre ? Une femme surbookée qui souvent est naze, a besoin de calme, doit aussi faire le gendarme alors que c'est pas dans sa nature..." Bref, je leur offre pas du tout la vie qu'ils méritent et ça me rend tellement triste.

Mon fils avant hier m'a raconter un rêve qu'il fait souvent tout éveillé :  un champs, une rivière, de l'autre côté de la rivière : notre maison et aussi une cabane dans le jardin et puis sur la rivière un canoé qui mène à un lac pas loin. Et puis il a rajouté "et si c'était possible, on vivrait là avec toi et papa." Avec un air triste, je vous dis même pas. Le pauvre amour, on a brisé son rêve. Il va porté son fardeau toute sa vie. La maison à la campagne, la cabane en bois, son père et sa mère ensemble tout ça il l'avait.
Maintenant, il vit avec sa sœur et sa mère loin de tous nos proches, dans un apart en région parisienne. Ne voit son père que pour des vacances et sa mère que lorsqu'elle bosse (vu que son père les a pendant toutes les vacances scolaires). Je suis désolée, tellement désolée d'infliger ça à mes enfants. N'aurais-je pas dû me sacrifier ? Accepter que la relation avec leur père était naze et faire avec ? Oui, j'étais malheureuse mais maintenant c'est eux qui le sont et moi aussi par conséquent !!

Mon fils aimerait bien que j'ai un amoureux mais moi, je ne sais même pas si j'y arriverai. Je sais même pas comment je pourrai espérer construire avec quelqu'un alors que j'ai déjà pas assez de temps pour mes enfants et pour moi !

Je savais que ce serait dur de m'installer ici, de tout quitter...et oui maintenant, suis un vrai boulet.

Un boulet qui n'ose même pas téléphoner à ses amis parce que justement c'est un boulet. Et que je ne veux pas les emmerder. Je suis de toute façon incapable de prendre mon téléphone et d'appeler quelqu'un dans les moments où je sombre. Peut-être est-ce de la fierté, j'en sais rien. En tout cas là je me sens drôlement seule et j'arrête pas de me dire...

..."Qu'est ce que tu veux qu'on fasse d'un boulet comme toi ?" 

samedi, 05 mai 2007

Parce qu'une journée n'a que 24 heures

Voilà t'y pas que maintenant mes lecteurs me font des reproches !!! ;)

Oui, je sais j'écris pas toujours régulièrement ici. C'est ma vie qui veut ça.

Quand on a un boulot très très prenant, deux enfants à aimer et à s'occuper seule, ça laisse pas toujours le temps.
Pas beaucoup de temps à soit rien qu'à soit pour lire, se reposer, rencontrer des gens ...

Et puis, quand en plus on doit ecrire une lettre à son avocate en réponse à une saloperie de lettre de l'avocat de son ex, bin ça préoccupe beaucoup. Cette lettre justement je l'ai terminée cette semaine ( à coup d'une demi heure chaque matin au p'tit déj entre 6h20 et 6h50). Elle fait 6 pages (j'écris gros !!). Reste plus qu'à la taper. A faire le détail de mon budget pour prouver au juge que 90 € par mois et par enfants que me donne leur père ce n'est pas raisonnable.
Dans la lettre de son avocat, ils essaient de leur faire passer pour un mec incapable de travailler dont la reconversion professionnelle ne fonctionne pas... un pauvre gars en somme. Or mon ex a un Bac+5 en sciences, un certificat international d'écologie humaine et il a même entamé une thèse qu'il a lâchement abandonné un an avant la fin pour vivre de la composition musicale !! C'est justement cette activité démarrée il y a 2ans et 1/2 qui ne marche pas ! Mais faudrait pas me faire croîre qu'il n'a pas la capacité de trouver un emploi rémunérateur qui lui permettrait de subvenir aux besoins de ses enfants. De toutes façon, lui, y s'en fout, tant que moi j'assume le côté matériel et que lui conserve ses droits de visite, ça lui va ! C'est bien ce que je reproche aux juges dans ces affaires de séparation, si la mère a la garde (ici le père ne la veut pas), le père a des droits (c'est normal) mais à aucun moment on ne lui rappelle ses devoirs. Je trouve ça d'une part bien triste et très injuste pour moi.
Oui, la femme est libérée et de ce fait, on estime qu'elle s'en sort bien toute seule. Alors pourquoi obligerait-on le père de ses enfants à assumer quoi que ce soit ? C'est ici un retour pervers du bâton de notre société paternaliste qui digère mal certaines revendications féministes.
Bref, dans cette histoire, après ne pas avoir connu mon père qui "ne voulait pas être père", j'ai voulu avoir une famille "classique", je me suis plantée. Maintenant, je vis ce manque de prise de responsabilité de mon ex vis-à-vis de nos enfants comme une lâcheté monstrueuse qui ne fait que réveiller en moi le sentiment d'abandon. Comme si l'abandon, se répétait...le mien, celui de mes enfants. Car symboliquement, ne pas assumer ses enfants, même si on les voit lors des vacances, c'est une forme d'abandon. Ma fille, je le constate le vit comme ça au quotidien.

Bon, je passe sur cette chierie de divorce car c'est une chose qui me perturbe beaucoup. Pas la séparation en elle même, car ça m'a plutôt soulagée. Mais de rester encore dans cette histoire à travers les démarches légales qu'il faut faire pour la clore, ne fait que me renvoyer au visage le sentiment d'échec que je ressens, et ce constat : je me suis drôlement plantée quand j'ai choisi le mec avec qui j'ai essayé de faire ma vie.

Heureusement que j'ai deux enfants extraordinaires !!!

Cette note au départ, pour vous dire que mes journées sont courtes. Mes week-end aussi épuisants que la semaine et mes soirée presque entièrement consacrées au repos

J'ai également quelques tensions qui apparaissent au boulot. Mais encore rien de grave. Juste que j'espère que ça va vite se régler. Car les deux seules choses qui m'équilibrent moralement depuis que j'ai déménagé en région parisienne, ce sont mes enfants et le boulot. Il est hors de question que l'un de ces piliers devienne bancal.

Mes journées sont courtes mais heureusement ce matin mes enfants ont décidé de faire la grasse matinée jusqu'à 8h50, ce qui m'a perms de vous donner quelques news.

à bientôt... 

 

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