« 2007-06 | Page d'accueil
| 2007-09 »
samedi, 28 juillet 2007
Furieux besoin d'écrire
Après une nuit avec un meilleur sommeil, mes idées sont un peu plus claires.
Depuis ma séparation d'avec le père de mes enfants, j'ai pris conscience qu'il est vraiment indispensable d'être bien avec soit-même pour être capable d'établir une relation amoureuse harmonieuse. C'est cette voie que j'ai choisi. Cette idée qui me sert de postulat de base s'enrichie d'arguments depuis que j'ai choisi cette position.
Avant mes, disons, 22 ans, j'étais une fille très égoïte qui suivait sa ligne sans se préoccuper des autres. Mes amis, mes amours devaient me suivre s'ils souhaitaient faire partie de ma vie. Quand j'ai rencontré un amour qui m'a déstabilisé vers 22 ans, j'ai d'abord été littéralement projetée à terre. Une telle révélation, je pouvais avoir besoin de quelqu'un...Bien sur, on s'en douterait, je n'ai absolument pas été capable d'établir une relation avec celui qui m'a totalement chamboulé. Normal, vu le mode de fonctionnement que j'avais avant : j'imposais mes besoins, mes désirs, j'étais totalement sourde aux demandes de l'autre, je laissais rarement l'autre entrer dans mon intime. Mais cette rencontre qui m'a tourné la tête a par la suite totalement changer ma façon de vivre l'amour. Je me suis transformée en une fille qui finalement était totalement prête à s'oublier pour que l'autre l'aime. Mais en faisant ça, je ne donnais toujours pas accès à mon intime, à mes désirs et mes besoins profonds. Et pas la même occasion, je me suis barrée la route de la connaissance de ces besoins à moi même. C'est sur ce mode que je me suis mariée et que j'ai fait des enfants.
Il va de soit que ce genre de situation ne peut pas durer. Et lorsque j'ai tenté de me réapprendre à moi même tout en étant en couple. J'essayais aussi de sortir de la relation fusionnelle du couple pour passer à un mode plus enrichissant, plus épanouissant. C'est à ce moment que mon couple est parti en miettes. Je crois malheureusement que mon partenaire n'était pas capable de passer sur ce nouveau mode de fonctionnement. Et au fil du temps, l'amour que j'avais pour lui, est parti. J'ai ainsi fait le choix de me lancer seule vers une nouvelle vie.
Après un temps nécessaire pour que je me redresse de cet échec, je me suis penchée (et je me penche encore) sur la relation amoureuse de façon théorique. Pour savoir enfin, ce que je souhaitais dans ma vie, savoir quelles sont les barrière intimes qui m'empêchaient d'être moi-même en aimant. Aujourd'hui, les choses sont plus claires, je veux ce que j'appellerai une relation d'adulte. C'est à dire un partage entre deux individus riches de leurs qualité et de leurs défauts pour apporter équilibre à chacun tout en respectant le mode de fonctionnement de l'autre. Là j'ai encore du chemin à faire car je n'ai pas tous les outils de réflexions adaptés à cette volonté. Mais j'apprends. Cela ne donne pas encore vraiment de résultat mais je crois que j'avance. J'ai fait des progrets avec moi et mes envies, mes besoins et aussi mes peurs. Je n'ai pas encore tout résolu mais ça viendra.
Par contre cette volonté farouche de rester moi même, même si j'aime un autre, je le revendique. Et c'est certainement ça qui fait fuir les derniers hommes que j'ai rencontré. Je les mets face à l'obligation de s'engager à être clairvoyant sur soi. Et c'est tellement difficile (j'en sais quelque chose) que ils préfèrent passer leur chemin. J'accepte ces réactions car elles sont aussi légitimes que les miennes même si elles me font souffrir. Toujours un retour face à l'abandon de mon père qui a dû me marquer au fer rouge. Mais ils ne sont pas mon père, je n'ai pas à leur en vouloir pour l'histoire d'un autre.
Bon, je continuerai cette réflexion un peu plus tard car j'ai rendez-vous là...à bientôt.
12:12 Publié dans Môa !, Visions de l'Amour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 27 juillet 2007
Tourner la page
Hé bin voilà. A peine j'ai pensé, j'ai commencé à montrer que je pouvais éventuellement m'engager vers la voie de la découverte avec S. que j'ai un retour négatif en plein dans la gueule.
Je resitue l'histoire dans son contexte :
S. je l'ai rencontré lors d'une réunion au boulot. A peine c'était-il assit à côté de moi qu'il n'arrêtait pas de me dévisager et de me poser des questions perso l'air de rien. Il a même dit qu'on devrait manger ensemble pour poursuivre une conversation. Bing, juste après la réunion, il s'incruste dans le déj que j'avais programmé avec deux collègues. Il passe tout le temps du déjeuner à me bombarder de questions, de quelques compliments discrets...Au moment de dire tchao, il ajoute qu'il aimerai bien déjeuner plus souvent avec nous, que c'était cool.
Le semaine suivante, il m'envoie un mail en me proposant de déjeuner avec moi (ou vous ajoute-il entre paranthèses, donc clairement avec moi). Là j'étais en vacances, je propose de manger avec lui la semaine suivante. Il dit cool, ça va lui laisser le temps de me faire une super compil de musique (on a la même culture rock, on en avait discuté une fois). Donc on a mangé ensemble le lundi suivant. Il m'a donné deux compils (très chouettes du reste). Pendant le repas, on parle beaucoup de la relation amoureuse et blablabla...à un moment il me dit "Tu veux que j'te dise un truc qui va te faire rougir ? Moi : heu non. Il dit quand même : tu es vraiment très très jolie, et rajoute : et ça me coute vraiment de le dire !" Bref là je commence vraiment à me dire qu'il ne fait pas dans la dentelle, il semble clair sur ses intentions. Là il part en vacances quelques jours en me disant qu'il m'appelle dès qu'il rentre. Chose qu'il fait le mardi suivant, il veux me voir avant de partir plus longtemps en vacances, il me propose de déjeuner ensemble le jour même, j'accepte.
ça c'était donc mardi de cette semaine. Le repas a duré 3 h. Je lui avait de mon côté fait une compil à mon tour que je lui ai donné. Lors de ce repas il a réussi à placer le fait que j'avais des yeux qui le rendait dingue, il n'arrêtait pas de s'extasier sur nos vécus communs, sur nos visions de la vie qui semblaient proches...il me dit aussi que depuis quelques temps il ne sait plus du tout où il en ai dans sa vie (genre avec un regard qui vous fait dire, que vous jouez un rôle dans cette déstabilisation). De mon côté depuis le début je ne rentrais pas dans le jeu de la séduction car je flippais beaucoup trop de son empressement. Après ce déjeuner à ralonge, on se dit au revoir, il me demande s'il peut me téléphoner pendant les vacances et que ça va être long pour lui le temps qu'il va y avoir avant que l'on se revoit. Moi, je ne me prononce pas.
Le soir même il m'envoie un mail avec pleins de lien internet qui me renvoient sur ses pages perso professionnelles et perso. Je lui renvoi la pareille. Le lendemain soir, il m'envoie un mail où il me fait un rapport complet de sa journée, avec une photo de lui car il sortait de chez le coiffeur... à ce mail j'ai répondu en glissant quelques indices sur le fait que je commencais à être d'accord pour mieux nous connaître et je laissais une ouverture tout en précisant que je flippais. Ce soir là il a écouté mes compil toute la soirée, il a visité mes pages perso également, m'a renvoyé un mail juste avant de se coucher pour dire bonne nuit...
Bref avec tout ça, plus d'autres trucs que je raconte pas, c'est trop long, je pensais avoir suffisement d'indices quand à ses intentions à mon égard. Mais voilà, hier suite au mail ou je commençais à ouvrir la porte, il me répond que je ne dois pas me méprandre sur ses intension, qu'il n'a aucune arrières pensée (ni sentimentales, ni sexuelles précise-t-il), qu'il apprécie simplement les dicussions que nous pouvons avoir même s'il me trouve très jolie sincèrement. Il ne veut pas de mal entendu entre nous. Du coup c'est lui qui ferme la porte. Bien sur cette porte je la prends en pleine tête puisque, j'avais mis le temps avant de dépasser ma peur mais j'avais commencer à m'approcher. J'ai répondu à son mail en disant que ses actes et ses paroles allaient exactement dans le sens opposé de son discours. Je lui ai dit au passage que de mon côté je commencais à en avoir des arrières pensées. Depuis je n'ai plus aucune nouvelle.
Et voilà, il a fallu juste que je mette le bout du doigt dans le commencement d'une relation amoureuse pour que je me retrouve enface d'un mec qui perd complètement les pédales, qui a peur et qui fuit. Je n'ai rien à faire d'autre que de tourner la page de cette histoire, trop compliquée. je ne suis pas assez forte. Je vais donc retourner vers le rien en matière amoureuse. ça commence à être assez pensant comme situation.
22:35 Publié dans Le ciment sous les plaines, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, rencontre, fuite, rupture
mercredi, 25 juillet 2007
Insomnies de M....
Bon voilà, du silence...je sais
Revoilà mes insomnies....ça fesait longtemps.
Pourquoi ?
Je raconte :
Déjà au boulot je suis overbookée et en plus de tout ce que je fais d'habitude, j'organise un événement pour septembre toute seule et j'ai la grosse pression.
Genre, en pleine nuit : merde, j'ai pas prévu ça et puis...faut que je rédige ce truc...et puis...ouhlala, j'ai pas eu le temps de faire ça aujourd'hui...bref beaucoup de stress car cette manifestation, bin, elle me tient à cœur
Et puis aussi, j'ai rencontré quelqu'un y a quelques semaines. Quelqu'un à qui je plait. Il me plait bien mais je flippe grave. Y a un truc entre nous. Mais ce qui me surprend le plus c'est que j'ai peur à ce point. Le Julien dont je parle depuis quelques mois et pour qui j'avais le beguin grave, je m'apperçois que je pouvais m'y attacher sans problème puisqu'il était déjà pris. Mais là avec S., c'est différent, lui est totalement disponible. Donc, je suis dans le concret.
Et pour la première fois de ma vie, je pense "n'allons pas trop vite, apprenons à nous connaître". Première fois que je ne fonce pas dans le tas telle une tête brûlée.
C'est bizarre, quand il me regarde, je sens un avis tellement positif à mon sujet dans ses yeux que j'en suis génée. J'ai pas l'habitude que quelqu'un me regarde comme ça telle que je suis en trouvant ça bien ! Et puis aussi, il arrive à lire comme dans un livre en moi. J'ai tout le temps l'impression qu'il sait (même peut-être avant moi) ce que je rescent. Ouahou, ça me fait drole.
Ma meilleure copine analyse ça comme ça : elle est d'avis que je me suis toujours maquée avec des mecs qui avaient besoin de moi mais qui ne m'apportaient rien fondamentalement. En gros que je portais ces mecs sur mes épaules sans avoir jamais de béquille pour me soutenir de temps en temps. Et là avec S., je crois que c'est pas du tout cette configuration. Je crois plutôt que lui peut me porter aussi. C'est bien là qu'au plus profond de moi je m'interroge sur ce que je peux lui apporter. Je sais que c'est pas comme ça qu'on doit penser une relation, mais malheureusement j'ai eu un modèle famillial qui me pousse à croire que si on ne donne pas totalement de sa personne à un homme, celui là ne verra aucun intérêt en vous.
Je sais que j'ai tort, c'est pour ça que j'ai envie de tenter l'aventure vers un mode de relation totalement inconnu pour moi. Mais qui j'en suis sure me fera grandir.
Et c'est pour ça que je suis là chez moi, seule à écrire dans le noir. Car comme j'ai peur d'aller trop vite, je n'ai pas exprimé l'envie que j'ai de passer du temps avec lui. Nous avons passé 3h ensemble aujourd'hui (genre on aurait cru qu'une demi heure seulement était passée) et ce soir j'aurai encore pleins de choses à lui dire, mais je freine. J'ai peur...
Et puis aussi j'imagine que j'aimerai bien être dans ses bras, que je ne connais pas encore.
C'est grave docteur ?
Ps : Gordon, j'ai écrit tout ça sans me penser que tu lis ces lignes, je suis génée mais j'ai besoin de noircir cette page, alors la prochaine fois qu'on se voit no comment. Merci, bisous.
00:40 Publié dans Le boulot…, Le ciment sous les plaines, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





