samedi, 05 mai 2007
Parce qu'une journée n'a que 24 heures
Voilà t'y pas que maintenant mes lecteurs me font des reproches !!! ;)
Oui, je sais j'écris pas toujours régulièrement ici. C'est ma vie qui veut ça.
Quand on a un boulot très très prenant, deux enfants à aimer et à s'occuper seule, ça laisse pas toujours le temps.
Pas beaucoup de temps à soit rien qu'à soit pour lire, se reposer, rencontrer des gens ...
Et puis, quand en plus on doit ecrire une lettre à son avocate en réponse à une saloperie de lettre de l'avocat de son ex, bin ça préoccupe beaucoup. Cette lettre justement je l'ai terminée cette semaine ( à coup d'une demi heure chaque matin au p'tit déj entre 6h20 et 6h50). Elle fait 6 pages (j'écris gros !!). Reste plus qu'à la taper. A faire le détail de mon budget pour prouver au juge que 90 € par mois et par enfants que me donne leur père ce n'est pas raisonnable.
Dans la lettre de son avocat, ils essaient de leur faire passer pour un mec incapable de travailler dont la reconversion professionnelle ne fonctionne pas... un pauvre gars en somme. Or mon ex a un Bac+5 en sciences, un certificat international d'écologie humaine et il a même entamé une thèse qu'il a lâchement abandonné un an avant la fin pour vivre de la composition musicale !! C'est justement cette activité démarrée il y a 2ans et 1/2 qui ne marche pas ! Mais faudrait pas me faire croîre qu'il n'a pas la capacité de trouver un emploi rémunérateur qui lui permettrait de subvenir aux besoins de ses enfants. De toutes façon, lui, y s'en fout, tant que moi j'assume le côté matériel et que lui conserve ses droits de visite, ça lui va ! C'est bien ce que je reproche aux juges dans ces affaires de séparation, si la mère a la garde (ici le père ne la veut pas), le père a des droits (c'est normal) mais à aucun moment on ne lui rappelle ses devoirs. Je trouve ça d'une part bien triste et très injuste pour moi.
Oui, la femme est libérée et de ce fait, on estime qu'elle s'en sort bien toute seule. Alors pourquoi obligerait-on le père de ses enfants à assumer quoi que ce soit ? C'est ici un retour pervers du bâton de notre société paternaliste qui digère mal certaines revendications féministes.
Bref, dans cette histoire, après ne pas avoir connu mon père qui "ne voulait pas être père", j'ai voulu avoir une famille "classique", je me suis plantée. Maintenant, je vis ce manque de prise de responsabilité de mon ex vis-à-vis de nos enfants comme une lâcheté monstrueuse qui ne fait que réveiller en moi le sentiment d'abandon. Comme si l'abandon, se répétait...le mien, celui de mes enfants. Car symboliquement, ne pas assumer ses enfants, même si on les voit lors des vacances, c'est une forme d'abandon. Ma fille, je le constate le vit comme ça au quotidien.
Bon, je passe sur cette chierie de divorce car c'est une chose qui me perturbe beaucoup. Pas la séparation en elle même, car ça m'a plutôt soulagée. Mais de rester encore dans cette histoire à travers les démarches légales qu'il faut faire pour la clore, ne fait que me renvoyer au visage le sentiment d'échec que je ressens, et ce constat : je me suis drôlement plantée quand j'ai choisi le mec avec qui j'ai essayé de faire ma vie.
Heureusement que j'ai deux enfants extraordinaires !!!
Cette note au départ, pour vous dire que mes journées sont courtes. Mes week-end aussi épuisants que la semaine et mes soirée presque entièrement consacrées au repos
J'ai également quelques tensions qui apparaissent au boulot. Mais encore rien de grave. Juste que j'espère que ça va vite se régler. Car les deux seules choses qui m'équilibrent moralement depuis que j'ai déménagé en région parisienne, ce sont mes enfants et le boulot. Il est hors de question que l'un de ces piliers devienne bancal.
Mes journées sont courtes mais heureusement ce matin mes enfants ont décidé de faire la grasse matinée jusqu'à 8h50, ce qui m'a perms de vous donner quelques news.
à bientôt...
08:42 Publié dans Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : séparation, enfants, divorce
vendredi, 27 avril 2007
Connard.
Ha la la !! Qu'est-ce que j'ai pas fait le jour où je me suis mariée. Je le crois pas, comment peut-on se tromper à ce point là ?
Je ne le supporte plus, cet espèce de rat qui me donne 90 euros par mois par enfants pour assumer ses responsabilités de père. Qui me donne des ordres au téléphone comme si j'étais sa chose.
Je me tiens correctement depuis notre séparation, je fais pas de vagues. Je pense aux enfants. J'attends que nous soyons divorcés tellement je sais qu'il peut avoir des réactions stupides, égocentriques, impromptues et violentes. Là je commence à perdre patience. J'assume tout. J'ai trouvé un boulot bien payé, qui correspond à mes compétences. J'ai dû quitter ma région natale pour la région parisienne. Tout ça pour assumer mes gosses. Je suis seule, jamais de pauses réelle, jamais de temps pour MOI rien que moi. Tout ça pour lire dans la lettre d'un avocat, que mon départ en région parisienne, n'est qu'un choix de vie de ma part et que cela justifie le fait que la pension alimentaire soit augmentée.
Et que monsieur qui n'a pas travaillé depuis 2 ans et 1/2, se contente avec sa belle d'un 55 m2 (payé par mademoiselle) et que moi j'ai un 90 m2 "plus que confortable pour un adulte seul et deux enfants". Tous les arguments sont bons pour me faire dire : on a fait des enfants, moi je vis ma deuxième vie avec quelqu'un d'autre, alors assume les gosses et moi je les prends pour les vacances et les bons moments.
Il a le beau rôle, moi je trime (heureusement j'adore mon boulot), je m'occupe des enfants, je paye, je fais aussi le gendarme, je dors peu, j'ai très peu de vie en dehors de mes enfants.... et voilà, les juges m'accordent que des droits à ces père et ne leur impose pas de devoirs.
Bref, personne pour lui dire : alors qu'est-ce t'attend pour bosser, t'as des gosses quand même !! Arrête de vivre aux crochets de ta meuf et bouge ton cul !
Non, personne ne lui dit ça !
Alors il se permet d'être incorrect avec moi, le connard !!
22:53 Publié dans Ma séparation | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2007
Arrachage de tête
Et voilà, la semaine dernière avec mon sevrage de Julien, j'ai fais n'importe quoi. J'ai passé ma semaine à l'agresser à chaque fois qu'on se parlait au téléphone (et vu qu'on bosse ensemble...). Cette agressivité en fait elle m'était plutôt destinée. Je voulais me sortir ce mec de la tête alors j'ai "tapé" dessus, puisque je ne peux pas ne pas le voir. Bon, mon petit jeu a continué jusqu'à s'qu'il me dise que "ouille, ça fait mal quand t'es comme ça !!". Ouhaou. Là j'me suis calmée, et j'ai pris le temps de lui expliqué. Lui dire que pour moi c'était dur d'essayer de l'oublier (en tant qu'objet de désir) alors que 4 fois par jour j'ai une piqûre de rappel !
Bref, j'ai fini par lui dire que je voulais vraiment pas qu'on se fâche, que je tenais aussi à son amitié.
Mais ce dont je n'avais pas conscience durant les 15 derniers jours c'est que j'étais réellement très perturbée. a un point dont je n'avais pas conscience. En tout cas cette forte perturbation je l'ai entièrement projetée sur Julien. Or une bonne partie de mes angoisses n'avaient rien avoir avec lui. En fait quelque jours avant les vacances scolaires, j'ai reçu une lettre de l'avocat de mon ex.
Cette lettre je l'ai lu une fois, elle m'a mise hors de moi. Et puis je l'ai posée dans un coin avec la ferme intention d'y répondre point par point. Je suis partie une semaine à Bordeaux, j'ai laissé les enfants à leur père pour 15 jours, et puis je suis retournée à Cergy, au boulot et dans mon histoire avec Julien. En bref, cette lettre, je l'ai occultée même si j'avais toujours en tête d'y répondre.
Au bout d'un certain temps, j'étais à la fois très troublée par l'intensité de l'angoisse que me provoquait le rejet amoureux de Julien et le manque énorme que je ressentais à cause de l'absence de mes enfants. J'ai finalement décidé 4 jours avant que les enfants ne reviennent, de commencé à répondre à cette lettre. Je m'y suis mise une heure et demi un soir en rentrant du boulot. Résultat, j'ai écrit 3 pages juste en répondant à un tier de la lettre. Cette lettre est ignoble et vraiment bourrée d'arguments mesquins et de mauvaise fois pour justifier le fait que Monsieur le père de mes enfants ne veux pas lâcher 3 sous pour subvenir aux besoins de ses chérubins. J'essaierai de parler de cette lettre dans une autre note. Bon, en tout cas dès le jour où j'ai commencé à répondre à cette lettre, j'ai commencé à faire des cauchemars.
Jusqu'à ce que je retrouve mes deux amours dimanche, mes nuits ont été hantée de rêves affreux où je les perdais dans Paris, je n'arrivais pas à les prendre en charge ou à les protéger à certains moments pour finir par le plus horrible : ils se tuaient avec leur père dans un accident de voiture en revenant de leurs vacances.
Comme on peut le relever, j'étais dans un état profond d'angoisse, mais d'angoisses enfouies bien au fond de ma tête. Et moi, qu'est-ce que j'ai fait, j'ai tout projeté sur Julien. Finalement vendredi dernier, je lui ai fais un plan complètement nul où je craiquait complètement, je lui disait que je ne savais pas comment gérer notre taff commun et mes sentiments....berf je lui ai fais un peu peur je crois et mis très mal alaise. Suis vraiment nulle !!
Depuis que j'ai récupéré mes loulous, je vais mieux, j'ai vu Julien hier et ça allait mieux. Mais lui par contre était un peu sur la réserve. Enfin quand même avec tout ça parfois, j'aimerai bien qu'on m'arrache la tête, ça m'éviterai de penser !!!!
08:16 Publié dans Le ciment sous les plaines, Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 21 novembre 2006
Je suis tellement désolée !
Mon p'tit garçon commence à faire les frais de la séparation. On dit : "La chose à ne pas faire lors d'une séparation c'est d'instrumentaliser les enfants." Ben voilà, lui c'est fait, son père commence à le manipuler.
L'autre soir, nous discutions mon fils et moi comme chaque soir. Et au détour de la conversation il me dit : "Tu sais maman, quand j'aurai 10 ans, j'irai vivre avec papa. Il m'a dit qu'à 10 ans on peut choisir, alors comme ça fera longtemps que je vivrais avec toi, j'irai chez lui."
Moi, terriblement surprise et complètement chamboulée, j'ai fondue en larme. Réaction complètement spontanée, irréfléchie, imbécile mais incontrôlable. Il a seulement 7 ans, je ne m'attendais pas à ce genre de conversation. Dès qu'il m'a vu pleurer, le pauvre, il a également fondu en larme et m'a dit que non, qu'il resterait jusqu'à ses 20 ans. Alors après avoir repris nos esprit, je lui ai expliqué que d'une part il n'avait pas le droit de choisir, que c'était papa et maman qui, pour l'instant décidaient de ça. Puis je lui ai dit, qu'il me semblait que ce n'était qu'à 13 ans que les enfants pouvaient choisir entre les deux foyers. Lui m'a répété qu'il ne voulait pas quitter maman, et pas quitter papa. Moi de lui répondre qu'il n'avait à quitter personne. Mais que étant séparés, il fallait bien qu'il vive quelque part et que papa et maman avaient décidé que c'était avec maman.
J'ai pu le lendemain discuter de tout ça avec son père. Il m'a d'abord annoncé qu'il était officiellement en dépression nerveuse. Son médecin le lui avait dit 3 jours avant. Ma réaction : "je trouve ça bien que, enfin, quelqu'un te l'ai dit !" C'est vrai que ça fait des années que je vois qu'il ne va pas bien, et lui rejette toujours son mal-être sur quelque chose ou quelqu'un d'autre (dernière en date : moi). Bref, il n'a jamais admis qu'il allait mal. Donc...un père dépressif.
J'aborde alors très calmement la question de l'âge de choix des enfants pour leur lieu de résidence. D'après lui c'est son avocat qui lui a dit que mon fils pouvait choisir à partir de 10 ans. Après m'être renseignée, il n'y a pas d'âge pour qu'un juge demande son avis à l'enfant, il faut juste qu'il le considère comme "capable de discernement". Et en aucun cas l'enfant ne choisit, il est entendu par le juge et le juge décide avec tous les éléments en main.
Mon ex a donc fait un gros raccourci en lui disant qu'il pourrait choisir et en plus je trouve que la situation étant difficile pour le petit, ce n'est pas la peine de lui parler de trucs qui ne le concerne pas. Résultat, mon fils est complètement perturbé depuis ce jour et fait pleins de conneries à l'école qu'il se garde bien de me raconter (sa maitresse m'en a fait part ce matin).
En tout cas mon ex à réussit à me toucher par l'intermédiaire de son fils. Et l'autre jour il a argumenté son acte par un "Ce que je veux, c'est qu'il sache que c'est son choix l'endroit où il vit, et pas le mien." C'est complètement faux (nous n'avons jamais demandé son avis à notre fils, il est trop petit). Mon ex, lui, se dé-responsabilise des décisions que nous avons pris ensemble. Ainsi il se déculpabilise, et fait porter tout le poids de la culpabilité à son fils. C'EST DÉGUEULASSE...
....et c'est si triste ! Parce que ce mec que bien sur j'ai aimé, je vais finir vraiment pas le haïr. Mais je ne veux pas ça. Car arriver à ce genres de sentiments, les enfants ne pourront que s'en apercevoir, et je ne veux pas les engager dans ce genre d'ambiance familiale malsaine.
10:36 Publié dans Ma séparation, Môa !, Mon gars, ma fille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : séparation, enfants, divorce
mercredi, 15 novembre 2006
La tâche sur le gâteau !
Ouhaou, je suis surprise (agréablement) par vos com sur mon post précédent ! Merci de votre soutien et de votre compréhension.
Malheureusement, oui, j'ai trouvé le taff qu'il me faut. Oui je prends mon courage à deux mains pour partir loin de tout avec mes enfants MAIS il y a depuis deux jours, une ombre au tableau.
Allez, cherchez un peu .... qu'est-ce que ça peut-être... Bin oui, c'est ça : MON EX !!!!
Comme depuis notre séparation, il me fait chier. Alors, on pourrait penser que c'est l'éloignement de ses enfants qui le pousse à me mettre du poison dans mon eau. Hé bin, non ! Lorsque je lui ai parlé de mon projet (avant de prendre ma décision), il a eu vraiment les boules (pleuré au téléphone), ce que je trouve totalement légitime de sa part. Par contre il m'a dit, qu'il ne me mettrait pas de batons dans les roues, que si c'est une meilleure situation pour les enfants...il laisse faire. J'ai dit qu'ils les auraient plus pendant les vacances scolaires, qu'on ferait des efforts tous les deux entre deux périodes de vacances pour qu'il les voit un ou deux WE (ses grands-parents habitent à côté de là où je vais m'installer -détail qui à favorisé ma décision), qu'on achèterait des webcam pour les dialogues quotidiens...etc. Bref, ça paraissaient plutôt cool. Notamment parce que j'envisageais il y a quelques temps de partir au Québec avec les enfants, il a dû se dire que la région parisienne, c'était mieux. Alors où est l'os me direz-vous ?
Voilà, lundi, comme la procédure de divorce le prévoit je suis allée voir mon avocate pour assigner mon ex en divorce (comme c'était prévu, mon départ n'a rien à voir avec cette démarche). Et comme depuis le jugement provisoire de séparation je ne suis pas d'accord avec le montant de la pension alimentaire, j'ai parlé avec elle de ce que je souhaite.
Bref, je vous passe les détails. Mon ex n'a à me versé que 180 € par mois (90 pour chaque enfant) et moi je trouve que c'est vraiment limite comme somme. Il ne bosse pas, il est installé avec une fille qui est prof. Moi je suis au chômage depuis juillet. J'ai à peine 800 € par mois. mais lorsque le jugement à eu lieu, je bossais et lui était parti "en vacances" à La Réunion. Donc la juge avait décidée aux vue de ses revenus, qu'il n'avait qu'à verser 180 €, 240 lors de séjours à La Réunion.
Maintenant, je souhaiterai qu'il, me verse au moins 300 € en tout, car il me semble que pour 2 enfants, c'est correct. Mais aucun juge ne peut forcer quelqu'un à travailler pour assumer ses enfants. Donc tant que sa situation reste précaire, ça risque d'être dur d'avoir ça.
Enfin, tout ça pour vous raconter que lundi soir au téléphone, je lui est dit que ma décision de partir était définitivement prise. Que j'avais vu mon avocate...il déteste mon avocate (forcément elle défend mes droits) alors il devient méfiant. Puis j'aborde, la question de la pension alimentaire. Réaction résumée : "Tu éloigne les enfants de moi, et en plus tu veux que j'te file du fric ! Tu es vraiment cupide !". Je passe les insultes et les raccrochages au nez qu'il m'a infligé. Il m'a en passant glissé qu'il pensait que comme je partais, j'allais régulièrement lui payer un billet d'avion pour qu'il vienne voir les enfants. Voilà, c'est le problème avec lui. Dès que l'on aborde le problème tu fric...il pète complètement les plombs. Maintenant, c'est des menaces de faire chier vis à vis des enfants...
Bon, je propose une solution. Je part en région parisienne pour mon boulot, je prend un 3 pièces (3 chambres c'est cher). Je dors dans la salle de bain, les enfants chacun dans leur chambre et, dans mon lit, mon ex et sa compagne. Je m'occupe des courses, du ménage, de la cuisine, je fais la babysitter si ils veulent aller au ciné par ex. Je leur paye leur trajets pour partir en vacances... et surtout...surtout...JE NE DEMANDE PLUS DE PENSION ALIMENTAIRE !!
Vous en pensez quoi, vous ?
Voilà une situation qui me fait sortir les aérofreins. Et baisser sérieusement le moral. J'ai peur pour mes gosses que leur père mette en branle des actions qui les feront souffrir aussi.
Ne vous en faite pas, je vais partir quand même mais c'est vrai que mon enthousiasme est légèrement entaché.
Pourquoi faut-il toujours qu'il souhaite exercer un pouvoir sur moi ? Il est comme un petit enfant tyran qui se sent perdu sans sa mère. J'ai joué ce rôle pendant longtemps, sa compagne actuelle ne semble pas se fondre dans ce moule. Souvent, j'ai l'impression qu'il veut être séparé de moi mais sans me rendre ma liberté d'être humain, qui peut prendre ses décisions, faire ses choix...comme il le faisait très insidieusement lorsque nous étions encore un couple.
11:39 Publié dans Le boulot…, Ma séparation, Mon départ | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 30 octobre 2006
Grave décision
Salut à tous, voici une note qui, en plus de vous faire part une fois de plus d'un bout de ma vie, va à la fin vous demander votre avis.
Voilà, je suis au chômage depuis juillet dernier. Le dernier poste que j'occupé était à la fac de science à Bordeaux. J'ai passé un concours de chargé de communication en université en septembre dernier. Et pour une université je me suis classée deuxième (juste après celle qui était déjà en poste et pour qui le concours avait été ouvert). Bref, cette université vient de me proposer un job, globalement le même genre que le précédant mais beaucoup plus de responsabilité, cadre A de l'université, et un salaire que je suis en train de négocier mais qui se raproche de ce que j'attend. Ce poste est génial, je suis plus que motivée par la mission que l'on souhaite me confier et par les perspectives d'avenir qui sont liées au poste.
Je suis allée sur Paris la semaine passée, pour rencontrer cette équipe qui cherche à me recruter. Je suis tombée sur des gens dynamiques, francs, qui travaillent vraiment en équipe. L'ambiance de cette université de la région parisienne m'a très agréablement surprise. Le poste qui se profile est hyper intéressant, jamais je n'aurai ça sur Bordeaux.
Enfin, bref....je vais devoir prendre une décision. Partir seule avec mes enfants dans une région inconnue, loin de mes amis, de ma famille. Eloigner les enfants de leur père, changer d'école le plus grand en cours d'année. Me debrouiller seule avec eux là-bas tout le temps... C'est une grosse décision et je demmande des avis extérieurs dés que je le peux, c'est une bonne base de réflexion. Malheureusement je ne peux pas vous indiquer la fac qui cherche à me recruter car cela reste encore confidentiel.
Il semble que là-bas je puisse trouver un logement équivalent à celui que j'ai ici, plus cher oui, mais si le salaire suis, ça devrait aller. Il ne s'agit pas d'une inquiétude matérielle que j'ai. De toute façon je ne partirai que si le salaire est convenable pour ne pas me retrouver dans une cage à poule avec les enfants. Les angoisses que j'ai, sont de l'ordre du psychologique. Suis-je assée forte pour assumer ce déracinement, cet éloignement de mes enfants de leur père, vais-je assurer au quotidien...
Il est bien clair que si je fais ce choix c'est un choix carriériste. Carrière que j'ai mis de côté depuis le début de mes années de femme mariée et de maman pour que mon ex poursuive la sienne. Chose qui, comble de l'irronie, il n'a pas fait. Mes enfants sont actuellement avec une maman qui a changé de branche d'activité en même temps qu'elle s'est séparée de leur papa, un père qui m'a jamais vraiment travaillé et qui ne semble pas parti pour.
De côté, j'ai toujours bossé mais seulement pour de l'alimentaire derant mon mariage. D'une formation de biologiste, je suis passée à la vente immobilière puis à l'enseignement de la biologie en collège. Un peu avant ma séparation j'ai entamé une formation en communication, car je voulais faire de la mise en valeur des sciences et de la recherche. Moins d'un an après la fin de cette formation on m'offre un poste qui me donnerai la responsabilité de la diffusion et de la promotion de la recherche d'une université pariseienne. C'est une oportunité rare. En plus cette équipe veut que ce soit moi et personne d'autre sur ce poste. J'ai appris en allant sur place que j'ai failli avoir le poste qu'ils avaient ouvert au concours précédemment cité, face à la fille qui était en poste depuis plusieurs années.
J'aimerai bcp que vous me donniez votre opignion. Que vous réagissiez à cette situation délicate. Que les mamans célibataires aussi me disent ce qu'elles en pense. Merci à vous tous d'avance.
07:05 Publié dans Le boulot…, Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : travail, déracinement, refaire sa vie
samedi, 30 septembre 2006
Pleine de haine
C'est fou c'qu'on se leurre soit même. Je suis en pleine reconstruction post-séparation. Depuis des mois je me sents de plus en plus épamouie et ravie de ma situation même si elle n'est pas simple.
Et puis voilà, la semaine dernière, à 5h30 du mat...réveil en pleurs. Hier soir grosse crise de larmes incontrolable après visionnage de quelques photos. Je suis en train, ENCORE !, de digérer ma séparation. En fait je dois être un ruminant, j'avale, je mache, je digère et ça revient...je mache, j'avale, je digère...ça va s'arréter quand ce truc ?? Hein ??
Enfin, bref, voilà ce qui me rend vraiment triste en ce moment. Je me rend compte que mes enfants sont les pauvres victimes de nos histoires d'adultes. Même s'ils n'y ont pas été mélés directement, il en subissent les conséquences. C'est ça qui me plonge dans une profonde mélancolie. Et puis tout ça me fait remonter petit à petit vers ce qui me touche moi directement.
Mon ex, je lui en veut terriblement. Je lui en veux de n'avoir fait aucun effort pour sauver ce que l'on avait construit. Ces derniers temps je me rends compte à quel point ce qu'on avait construit (un couple, des enfants, un famille quoi) n'est ni commun, ni simple à faire, ni à refaire avec quelqu'un d'autre. Au moment où je suis partie, j'en avais pleins les bottes de tous les moyens qu'il avait mis en œuvre pour que je parte. Cette famille je pouvais plus la voir en peinture (enfin, lui surtout). Mais en fait il a été le mec le plus lâche de la terre. Il ne voulait plus de la responsabilité pour laquelle il s'était engagé, alors au lieu d'assumer, de partir, il m'a petit à petit détruit moralement, touchant au plus profond l'estime que je pouvais avoir pour moi. Et finalement, encore, il a fallu que je soit forte et que je le quitte pour conserver ma dignité de femme, d'être humain. Je lui en veux d'être un moins que rien. Un cache misère, car souvent il donne le change dans ses paroles mais pas dans les actes. C'est le genre de mec à promette, prévoir beaucoup de choses mais à ne rien faire derrière. Il me l'a dit une fois : les paroles sont plus importantes pour lui que les actes !! Incroyable ! Dans quel monde vit-il ?
Voilà, je suis en phase de grande tristesse, constat d'échec sur ma vie, sur les conditions boiteuses d'environnement familial pour mes enfants, de solitude qui pèse lourd en ce moment même si je suis sure que je ne serai pas capable d'être vraiment avec quelqu'un.
J'espère que ça va me passer car là c'est dur...chercher un boulot dans ces conditions, je rame un peu. Je manque de motivation.
Pourtant je veux me sauver, je veux remonter la pente...vais y arriver ? C'est la première fois que j'en doute.
09:45 Publié dans Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : séparation, divorce.
dimanche, 27 août 2006
Premières vacances à 3
Voilà, une semaine de vacances avec les bouts et je suis de retour.
Bilan :
Dur, dur les premiers jours. Outre le fait que c'était la première fois que nous partions en vacances à 3, sans la famille "classique", les enfants ont été déstabilisés par le fait que dès leur retour d'une semaine au camping avec Papa, on repartait après une nuit de repos vers un autre lieu qui leur été inconnu.
J'ai eu droit à des "Maman, pourquoi on n'est pas à l'apartement, pourquoi on est venus ici ?"
C'est vrai les pauvres, ils ont tellement été balotées cette année que le repert de l'apart de Maman est primordial pour eux.
Et de mon côté j'avais un peu le blues car je me retrouvait dans un lieu où la plupart des gens étaient en couple avec enfants et moi la seule femme seule avec enfants. Toujours le regard des autres qui me fait peur. Et puis au bout d'un temps, même si ce lieu ne me plaisait pas tant que ça (ça ressemblait beaucoup à Beaufland et je n'ai vraiment plus envie de ça), j'ai fini par me dire : fuck les autres !! Je vais m'éclater avec mes mômes et c'est tout.
Résultat : on a fait du bateau, de l'acrobranche, du poney, du vélo, de la plage, des ballades .... et c'était super cool !
Aussi on a rencontré un couple d'anglais très sympathiques, on a passé quelques moments ensemble. Et hier c'est eux qui sont venus nous voir à Bordeaux pour une après midi culturelle au centre d'art contemporain. L'xpo était vraiment chouette mais désolée j'ai pas de fotos...allez y si vous étes pas loin.
Voili voilà pour les vacances avec les enfants.
Cette semaine d'absence a également été un bon test vis à vis de mon nouvel amoureux. A l'heure où je vous parle, je ne l'ai pas vu depuis 9 jours. On s'est téléphoné comme des malades (genre 5h d'affilée et plusieurs fois dans la semaine), textotés aussi. Il est paniqué par notre relation, le fait que j'ai déjà des enfants, que j'ai 5 ans de plus que lui, qu'il ne se sent pas forcément à la hauteur...qu'il n'a jamais ressenti ça aussi peut-être ? Mais dès que nous parlons, il dit qu'il n'a jamais été aussi bien avec quelqu'un. Il est subjugé par mes yeux (qui en plus sont de deux couleurs légèrement différentes, ce qui le fait totalement craquer !!). De mon côté, j'apprécie sans me prendre la tête. Je veux absolument essayer voir si nous marchons droit ensemble mais je ne veux rien précipiter. Je veux juste partager pleins de choses et le temps dira le reste. En tout cas quand il n'est pas là, il me manque, sa voix m'appaise lorsque je l'entend... c'est bon signe non ?
Nous avons fait des projets de voyage pour l'automne, en espérant qu'il ne partira pas en courant avant, comme cela semble être son habitude !
Je vous en dirait plus plus tard, je le vois demain....see you soon !
19:49 Publié dans Ma séparation, Môa !, Mon gars, ma fille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 10 juillet 2006
Rester cool, malgré tout...
Et voilà, l'a pas fallu 5 min où on s'est retrouvé seuls tous les deux (le temps qu'ils remplisse des bouteilles d'eau pour le voyage avec les gosses), pour que mon ex m'interroge sur ma vie !
Direct il me demande si j'ai quelqu'un dans ma vie.
Non, je mens... il m'a d'abord demandé si j'étais avec mon ami de toujours.
Comme il a toujours était jaloux de cette relation si particulière, qu'il savait que je l'avais vu y a pas longtemps, bin c'était plus fort que lui. Fallait qu'il demande ! Non, suis pas avec lui..j'en ai pas dis plus.
Ensuite : "Mais, t'es avec quelqu'un ?"
Mais p'tain, de quoi j'me mèle ?
J'ai quand même dis que non, que j'étais pas prête à ça. De toute façon c'est ma vie, l'a pas besoin de savoir !
C'est dingue, qu'est-ce qu'il a besoin de chercher des infos comme ça ?
Faut toujours qu'il essai d'avoir une main sur moi, toujours qu'il donne son opinion sur mes choix.
Ou alors c'est cet espèce d'esprit de compétition qu'il a toujours entretenu face à moi ?
Lui est maké, moi non : 1-0, c'est peut-être ça ?
En tout cas il n'arrive pas à rompre le lien. Moi je ne me mèle pas de ses histoires, sauf si ça concerne les enfants.
Mais il ne peut pas s'empécher de me souler avec ses réflexions de mec à qui on appartient.
Genre, aussi, tout à l'heure : "ha t'as gardé ce meuble finalement ! Bin, c'est chargé chez toi !!"
Moi : "bein, oui j'ai pas besoin de grands espaces moi, ça va comme ça."
Et puis aussi il me prend un peu pour sa mère, ou sa roue de secours, le tout en faisant du chantage.
L'autre jour, il m'annonce que si je veux qu'il puisse transporter les enfants dans sa voiture, va falloir qu'ils mettent pleins d'affaires à lui (et sa belle) chez moi. Bien sur ne voulant pas dégrader les relations que nous avons par rapport aux enfants j'ai accepté. Merci ! Ce soir ma cave est envahie de leurs affaires, valises et tou y canti !
Sympa l'ex naan ?
23:15 Publié dans Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Vivre un cliché
C'est complètement fou, mon ex me fera vraiment tous les clichés du père dont on est séparé.
Le voici revenu de la belle île de La Réunion. Devait passer chercher les enfants cet aprem vers 16 h.
Je vous dis pas comme les enfants attendaient ça depuis déjà longtemps.
Alors moi pour être solidaire de mes z'amours, je partage leur enthousiasme.
Depuis une semaine, tous ensemble, on compte les jours.
Et ce matin sur les coups des 9 h, téléphone.
Il est tombé en panne sur la route ! Il ne sait pas quand il va pouvoir venir...
Pfffit ! Envolées les vacances à la campagne avec papa et sa douce après presque 3 mois d'absence.
Ouha, comment annoncer ça au plus grand ? (La petite était chez sa grand-mère)
Bon, j'ai simplement dit que papa était en panne et qu'on se savait pas quand il viendrait.
Oups, il l'a pas très bien pris mais ça allait.
Deux heures plus tard, re-téléphone.
"Bon, on a trouvé une solution, on descend avec la voiture de mes parents et on remonte chez eux avec les enfants pour la semaine."
Et voilà, terminées les vacances à la campagne avec papa. Seulement un séjour en famille en région parisienne avec la chaleur et la puanteur atmosphérique.
Et en plus, je sais bien comment ça va se passer, les enfants seront à la charge des grands-parents et pas de leur père (y en a que ça arrange sûrement !!).
Vous aller me dire, il a pas fait exprès de tomber en panne, oui je sais ... comme quoi les clichés sont aussi entretenus par la fatalité.
En tout cas mes enfants attendaient leur père comme le messie, la petite est un peu partie en courant dans l'autre sens quand elle l'a vu, trop d'émotions je crois. Le grand a voulu lui montrer 3 mois de sa vie en 10 min...Bref, ils ont retrouvé leur père et ça, vraiment je ne leur souhaitais que ça. Même si je lui en veux de les avoir laisser si lontemps, je suis heureuse qu'ils l'aient retrouvé.
Bein voilà, je suis seule à la maison, c'est un gros vide mais une semaine ça va vite passer.
Même si les serrer dans mes bras 5 fois par jour va me manquer.
Bonnes retrouvailles à mes loulous.
Pouvu que les clichés s'estompent avec le retour du papa !! Et que mes enfants trouvent leur équilibre dans la séparation.
22:18 Publié dans Ma séparation, Môa ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





