lundi, 29 janvier 2007

De bonnes perspectives

Me voilà bien installée en région parisienne. Biensur, l'ADSL met du temps à être connectée à mon nouvel appart. Ce qui explique mon silence.

Bref, les enfants sont biens dans notre nouvel environnement, le grand adore sa nouvelle école, la petite ne comprend pas trop que nous sommes loin de toutes les personnes qui faisaient son quotidien, c'est un peu plus dur pour elle. Mais dans l'ensemble ils ont le moral. 

Moi mon nouveau taff me ravi, il me laisse peu de temps pour moi mais tout ça va se calmer une fois que je serais bien ancrée dans cette université qui m'accueille bras ouverts.

En attendant  un développement plus complet, je vous souhaite à tous une très heureuse année. Et à moi aussi tiens !!

Ps: Bordeaux me manque mais ma nouvelle vie semble bien partie. 

mardi, 21 novembre 2006

Je suis tellement désolée !

Mon p'tit garçon commence à faire les frais de la séparation. On dit : "La chose à ne pas faire lors d'une séparation c'est d'instrumentaliser les enfants." Ben voilà, lui c'est fait, son père commence à le manipuler.

L'autre soir, nous discutions mon fils et moi comme chaque soir. Et au détour de la conversation il me dit : "Tu sais maman, quand j'aurai 10 ans, j'irai vivre avec papa. Il m'a dit qu'à 10 ans on peut choisir, alors comme ça fera longtemps que je vivrais avec toi, j'irai chez lui."
Moi, terriblement surprise et complètement chamboulée, j'ai fondue en larme. Réaction complètement spontanée, irréfléchie, imbécile mais incontrôlable. Il a seulement 7 ans, je ne m'attendais pas à ce genre de conversation. Dès qu'il m'a vu pleurer, le pauvre, il a également fondu en larme et m'a dit que non, qu'il resterait jusqu'à ses 20 ans. Alors après avoir repris nos esprit, je lui ai expliqué que d'une part il n'avait pas le droit de choisir, que c'était papa et maman qui, pour l'instant décidaient de ça. Puis je lui ai dit, qu'il me semblait que ce n'était qu'à 13 ans que les enfants pouvaient choisir entre les deux foyers. Lui m'a répété qu'il ne voulait pas quitter maman, et pas quitter papa. Moi de lui répondre qu'il n'avait à quitter personne. Mais que étant séparés, il fallait bien qu'il vive quelque part et que papa et maman avaient décidé que c'était avec maman.

J'ai pu le lendemain discuter de tout ça avec son père. Il m'a d'abord annoncé qu'il était officiellement en dépression nerveuse. Son médecin le lui avait dit 3 jours avant. Ma réaction : "je trouve ça bien que, enfin, quelqu'un te l'ai dit !" C'est vrai que ça fait des années que je vois qu'il ne va pas bien, et lui rejette toujours son mal-être sur quelque chose ou quelqu'un d'autre (dernière en date : moi). Bref, il n'a jamais admis qu'il allait mal. Donc...un père dépressif.
J'aborde alors très calmement la question de l'âge de choix des enfants pour leur lieu de résidence. D'après lui c'est son avocat qui lui a dit que mon fils pouvait choisir à partir de 10 ans. Après m'être renseignée, il n'y a pas d'âge pour qu'un juge demande son avis à l'enfant, il faut juste qu'il le considère comme "capable de discernement". Et en aucun cas l'enfant ne choisit, il est entendu par le juge et le juge décide avec tous les éléments en main.
Mon ex a donc fait un gros raccourci en lui disant qu'il pourrait choisir et en plus je trouve que la situation étant difficile pour le petit, ce n'est pas la peine de lui parler de trucs qui ne le concerne pas. Résultat, mon fils est complètement perturbé depuis ce jour et fait pleins de conneries à l'école qu'il se garde bien de me raconter (sa maitresse m'en a fait part ce matin).

En tout cas mon ex à réussit à me toucher par l'intermédiaire de son fils. Et l'autre jour il a argumenté son acte par un "Ce que je veux, c'est qu'il sache que c'est son choix l'endroit où il vit, et pas le mien." C'est complètement faux (nous n'avons jamais demandé son avis à notre fils, il est trop petit). Mon ex, lui, se dé-responsabilise des décisions que nous avons pris ensemble. Ainsi il se déculpabilise, et fait porter tout le poids de la culpabilité à son fils. C'EST DÉGUEULASSE...

 ....et c'est si triste ! Parce que ce mec que bien sur j'ai aimé, je vais finir vraiment pas le haïr. Mais je ne veux pas ça. Car arriver à ce genres de sentiments, les enfants ne pourront que s'en apercevoir, et je ne veux pas les engager dans ce genre d'ambiance familiale malsaine.

dimanche, 27 août 2006

Premières vacances à 3

Voilà, une semaine de vacances avec les bouts et je suis de retour.

Bilan :
Dur, dur les premiers jours. Outre le fait que c'était la première fois que nous partions en vacances à 3, sans la famille "classique", les enfants ont été déstabilisés par le fait que dès leur retour d'une semaine au camping avec Papa, on repartait après une nuit de repos vers un autre lieu qui leur été inconnu.
J'ai eu droit à des "Maman, pourquoi on n'est pas à l'apartement, pourquoi on est venus ici ?"
C'est vrai les pauvres, ils ont tellement été balotées cette année que le repert de l'apart de Maman est primordial pour eux.
Et de mon côté j'avais un peu le blues car je me retrouvait dans un lieu où la plupart des gens étaient en couple avec enfants et moi la seule femme seule avec enfants. Toujours le regard des autres qui me fait peur. Et puis au bout d'un temps, même si ce lieu ne me plaisait pas tant que ça (ça ressemblait beaucoup à Beaufland et je n'ai vraiment plus envie de ça), j'ai fini par me dire : fuck les autres !! Je vais m'éclater avec mes mômes et c'est tout.

Résultat : on a fait du bateau, de l'acrobranche, du poney, du vélo, de la plage, des ballades .... et c'était super cool !

 

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 Aussi on a rencontré un couple d'anglais très sympathiques, on a passé quelques moments ensemble. Et hier c'est eux qui sont venus nous voir à Bordeaux pour une après midi culturelle au centre d'art contemporain. L'xpo était vraiment chouette mais désolée j'ai pas de fotos...allez y si vous étes pas loin.

 Voili voilà pour les vacances avec les enfants.

Cette semaine d'absence a également été un bon test vis à vis de mon nouvel amoureux. A l'heure où je vous parle, je ne l'ai pas vu depuis 9 jours. On s'est téléphoné comme des malades (genre 5h d'affilée et plusieurs fois dans la semaine), textotés aussi. Il est paniqué par notre relation, le fait que j'ai déjà des enfants, que j'ai 5 ans de plus que lui, qu'il ne se sent pas forcément à la hauteur...qu'il n'a jamais ressenti ça aussi peut-être ? Mais dès que nous parlons, il dit qu'il n'a jamais été aussi bien avec quelqu'un. Il est subjugé par mes yeux (qui en plus sont de deux couleurs légèrement différentes, ce qui le fait totalement craquer !!). De mon côté, j'apprécie sans me prendre la tête. Je veux absolument essayer voir si nous marchons droit ensemble mais je ne veux rien précipiter. Je veux juste partager pleins de choses et le temps dira le reste. En tout cas quand il n'est pas là, il me manque, sa voix m'appaise lorsque je l'entend... c'est bon signe non ?
Nous avons fait des projets de voyage pour l'automne, en espérant qu'il ne partira pas en courant avant, comme cela semble être son habitude !

Je vous en dirait plus plus tard, je le vois demain....see you soon ! 

 

jeudi, 27 juillet 2006

Cap Ferret

Deux jours et demi à la plage : un couché de soleil, une belle balade dans les dunes, pleins de plouf dans le bassin d'Arcachon, des jeux dans les vagues à l'Océan, quelques siestes, un château de sable, quelques glaces, un tour d'horizon du bassin d'Arcachon depuis la jetée.
Depuis que je suis née, je vais dans cet endroit magique coincé entre le calme du bassin et la vigueur de l'Atlantique. Mes enfants eux aussi sont des adeptes. Dommage que toutes ces starlettes de la TV viennent aussi depuis quelques années ...

Fotos :

 

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mercredi, 19 juillet 2006

Que lui répondre...

Quand il vient vers moi les yeux embués de larmes
Que lui dire
Quand il sanglote dans mes bras
Quand il dit que c'est du chagrin qu'il rescent
Car lui ce qu'il veut c'est que papa et maman vivent ensembles
Marchent ensemble avec lui et sa sœur
Que le soir, avant de dormir, il veut un calin de papa et de maman
Qu'il est triste, tous les jours dans sa tête et qu'il pleure souvent à cause de la séparation

Que puis-je lui répondre ?
A part que nous avons décidé ensemble son père et moi de cette séparation
Qu'il n'y est pour rien dans cet échec .Qu'il va falloir qu'il s'habitu car les choses de changeront pas dans son sens
Le caliner pour qu'il tienne le coup
Lui dire que quoi qu'il arrive, je l'aimerai toujours...

Voilà, mon fils lui aussi vient de se réveiller de cette longue année suivant la séparation
Lui aussi réalise juste les vrais conséquences de cet état de fait face auquel il est complètement impuissant
Déménagements, changement d'école, de vie...ne lui ont pas permis tout de suite de prendre le recul
Mais voilà, c'est les vacances, il a regoûté au plaisir d'être avec son père
Il vient de prendre tout ça dans la gueule de façon complètement effective.

C'est vraiment dur de voir son bébé aussi désarmé face à l'événement le plus pénible de sa petite existence
Bien sur tout ça est recouvert par un énorme sentiment de culpabilité
Mais qu'aurais-je dû faire, rester avec un homme qui ne m'aimait plus, que je n'aimais plus
Se forcer comme tant d'autre à rester pour les enfants ?
Non. Je sais que le bon choix pour ma part a été fait, puisque je m'épanoui de plus en plus dans cette nouvelle vie
Même si ce n'est pas rose tous les jours

Mais mon p'tit loup, lui n'a pas choisi
Et ça aussi faut l'encaisser
Je crois qu'en plus ce petit garçon a tellement vécu à travers ses parents
Il n'a pas encore développé ses passions individuelles
Toujours tout fait avec Papa et Maman
Et voilà qu'aujourd'hui ce n'est qu'avec l'un ou l'autre jamais avec les deux
"Marcher tous ensemble, c'est bien ça, juste marcher tous ensemble..." m'a-t-il répété.
Je l'aime tellement ce bouchon, que je ne peux que pleurer avec lui
Lui dire que ce n'est facile pour personne mais qu'il faut s'habituer....

Que lui répondre ...